Rivarol – La Police de la pensée

Journal Rivarol Police de la pensée : 16 mois de prison avec sursis requis contre le directeur de Rivarol. Éditorial : Hervé Ryssen en prison pour 17 mois ! Alors que se déroule actuellement le procès de l’attentat contre Charlie-Hebdo et que tous les grands médias n’ont que les mots de liberté d’expression à la bouche, qu’Emmanuel Macron a encore vanté récemment « le droit au blasphème » en République, nous avons appris il y a quelques jours l’incarcération de l’écrivain Hervé Ryssen pour 17 mois à la prison de Fleury-Mérogis. […]

#jeromebourbon #rivarol #herveryssen #libertedexpression #blaspheme

Vincent Vauclin (MND) sur TV Libertés

Non au populisme médiatique ! – Le Zoom – Vincent VauclinTVL
Diplômé en psychologie, Vincent Vauclin a porté les couleurs aux Européennes de 2019 d’une droite radicale, d’une dissidence française. Aujourd’hui, il publie un manifeste pour construire un État national-démocrate basé sur quatre piliers majeurs : l’identité, la souveraineté, l’autorité et la liberté. Rejetant le « populisme médiatique » de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, il prône la construction d’une droite alternative. Et quand on lui rappelle l’incroyable difficulté d’une telle entreprise, il répond : »Impossible n’est pas français ! ».

#mouvementnationaldemocrate #vincentvauclin #tvlibertes #martialbild #politique

No to media populism! – Le Zoom – Vincent Vauclin – TVL. A graduate in psychology, Vincent Vauclin carried the colors to the Europeans of 2019 of a radical right, of a French dissent. Today he is publishing a manifesto to build a National Democratic state based on four major pillars: identity, sovereignty, authority and freedom. Rejecting the « media populism » of Jean-Luc Mélenchon and Marine Le Pen, he advocates the construction of an alternative right. And when we remind him of the incredible difficulty of such an enterprise, he replies: « Impossible is not French! ».

Bruno Hirout – Parti de la France – élection du 27 septembre 2020

Bruno Hirout, Secrétaire général du Parti de la France : « Je suis officiellement candidat à l’élection sénatoriale du 27 septembre dans le Calvados. Merci à mes colistiers pour la confiance qu’ils accordent à notre projet de redressement de la France avec le PdF, la vraie droite nationale ! »

Présentation du projet du Parti de la France (12/09/2020)

#brunohirou #partidelafrance #calvados #thomasjoly #france

Bruno Hirout, Secretary General of the Parti de la France: I am officially a candidate for the senatorial election on September 27 in Calvados. Presentation of the Parti de la France project (12/09/2020) Thank you to my running mates for the confidence they place in our project for the recovery of France with the PdF, the true national right! Presentation of the Party of France project.

Réflexions pour un nouveau corporatisme

Réflexions pour un nouveau corporatisme

sous la direction de Georges Feltin-Tracol. (2020).

Contributeurs : Gabriele Adolfi, Franck Buleux, Daniel Cologne, Aristide Leucate, Massimo Magliaro, Jean-Gilles Malliarakis, Bernard Plouvier,

Les Bouquins de Synthèse nationale. Collection « Idées ». 180 p.

Au moment où la planète semble au bord d’une crise économique susceptible de remettre en cause les illusions mondialistes, il nous a semblé utile de publier ces quelques réflexions sur un système qui, finalement, ne fonctionnait pas si mal que cela.

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#corporatisme #georgesfeltintracol #gabrieleadolfi #franckbuleux #danielcologne

Reflections for a new corporatism: At a time when the planet seems on the brink of an economic crisis likely to call into question globalist illusions, it seemed useful to us to publish these few thoughts on a system which, in the end, did not work that badly.

Institut Iliade – colloque 2020

Institut Iliade – La nature comme socle, pour une écologie à l’endroit
Samedi 19 septembre 2020 de 10h à 18h30
Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique 75007 Paris

L’idéologie libérale-libertaire étend aujourd’hui ses ravages : elle arraisonne la nature et défigure sans pitié notre monde au nom de la logique marchande, tout en promouvant une écologie mondialiste délirante, déterminée à culpabiliser les Européens, pour mieux « déconstruire » leur identité et leurs traditions. Les mêmes fanatiques appellent aujourd’hui de leur vœux une gouvernance globale destinée à « sauver la planète », tout en souhaitant l’avènement d’une société éclatée, où des individus sans racines pourront s’affranchir des déterminismes biologiques ou des liens héréditaires, culturels et historiques. [Suite…]

#institutilliade #naturecommesocle #civilisation #tradition #paris

Iliade Institute – Nature as a base, for local ecology: The liberal-libertarian ideology is now spreading its devastation: it controls nature and mercilessly disfigures our world in the name of market logic, while promoting a delusional globalist ecology, determined to make Europeans feel guilty, the better to « deconstruct » their identity and their traditions. The same fanatics are calling today for global governance destined to « save the planet », while wishing for the advent of a fragmented society, where individuals without roots will be able to free themselves from biological determinisms or hereditary links, cultural and historical.

Jean-Eudes Gannat – Maine-et-Loire

Jean-Eudes Gannat annonce sa candidature au élection partielle dans la 3ème circonscription du Maine-et-Loire, le 20 et 26 septembre 2020.

Communiqué de Jean-Eudes Gannat :

Après quatre années d’engagement local au service des français, j’ai décidé de me présenter à l’élection législative partielle de Saumur Nord avec le soutien de l’Alvarium, afin de proposer aux électeurs un choix de droite authentiquement nationale, sociale et populaire.
Alors que notre pays n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise économique et migratoire et semble être à deux doigts d’une guerre civile, je veux être à l’Assemblée Nationale la voix de la liberté d’entreprendre, de l’identité française, de la justice sociale et des campagnes oubliées qui meurent en silence. Tandis que les politiciens se contentent de se pavaner sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévisions, les habitants de la 3e circonscription ont l’occasion avec moi d’élire quelqu’un qui agit dans le réel depuis plusieurs années, en dépit des persécutions politico-médiatiques, et qui les défendra sans faiblir face aux lobbies et à la bien-pensance.
Dans les jours qui viennent, j’irai à la rencontre des habitants pour leur présenter notre projet de redressement et notre message d’espoir pour la France.
La France est aux Français !

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#jeaneudesgannat #alvarium #assembleenationale #saumur #partidelafrance

Jean-Eudes Gannat announces his candidacy for the by-election in the 3rd district of Maine-et-Loire, on September 20 and 26, 2020. After four years of local involvement in the service of the French, I decided to stand for the partial legislative election of Saumur Nord with the support of the Alvarium, in order to offer voters a choice of the right that is genuinely national, social and popular.

Honoré d’Estienne d’Orves

Didier Lecerf (2020). Honoré d’Estienne d’Orves 1940 : des monarchistes dans la résistance. Cahier d’Histoire du Nationalisme n°18. 200 p.

Issu d’une vieille famille de la noblesse provençale de tradition catholique et légitimiste, sensible aux idées et aux actions du catholicisme social d’Albert de Mun, descendant des généraux vendéens d’Autichamp et Suzannet et filleul du commandant Driant (le gendre du général Boulanger), le capitaine de frégate Honoré d’Estienne d’Orves peut être rattaché à la droite nationale, monarchiste, catholique et sociale. [Suite…]

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#honoredestienne #didierlecerf #monarchie #nationalisme #synthèsenationale

Didier Lecerf (2020). Honoré d’Estienne d’Orves 1940: monarchists in the resistance. Journal of the History of Nationalism n ° 18. 200 p. Coming from an old family of the Provençal nobility of Catholic and Legitimist tradition, sensitive to the ideas and actions of social Catholicism of Albert de Mun, descendant of the Vendée generals of Autichamp and Suzannet and godson of Commander Driant (the son-in-law of the general Boulanger), the frigate captain can be attached to the national, monarchist, Catholic and social right

Rivarol – Pierre Sidos, chef et militant nationaliste d’exception

Journal Rivarol – Pierre Sidos, chef et militant nationaliste d’exception (n°3437 du 9 septembre 2020)

Pierre SIDOS (1927-2020) : Chef et militant nationaliste d’exception
Avec la mort de Pierre Sidos le vendredi 4 septembre en fin d’après-midi à l’hôpital de Bayeux en Normandie, le camp nationaliste perd l’un de ses représentants les plus éminents, les plus nobles, les plus droits et les plus intransigeants. […]

#jeromebourbon #rivarol #pierresidos #jeunenation #oeuvrefrancaise

Rivarol Journal – Pierre Sidos, leader and exceptional nationalist activist. With the death of Pierre Sidos on Friday September 4 at the end of the afternoon at the Bayeux hospital in Normandy, the nationalist camp lost one of its most eminent, noblest, most upright and most intransigent.

La Renaissance, une imposture

La Renaissance, une imposture ? par Alain Pascal, avec le Frère Thierry
Libre journal de la France profonde
Dirigé par Thibaut de Chassey
Radio Courtoisie

Alain Pascal (2006). La Renaissance, cette imposture. La guerre des gnoses. Ed. L’AEncre. 407 p.

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#alainpascal #frerethierry #thibautdechassey #renaissance #radiocourtoisie

The Renaissance, a sham? by Alain Pascal, with Brother Thierry. Free newspaper of deep France. Directed by Thibaut de Chassey. Radio Courtesy. Alain Pascal (2006). The Renaissance, this imposture. The war of the gnosis. Ed. L’AEncre. 407 p.

Michel Vial – La chute de l’empire occidental

Michel Vial (2020). La chute de l’empire occidental. Les Bouquins de Synthèse nationale, collection idées. 130 p.

Loin d’être dogmatique, cet essai répond avant tout à une logique. Celle du témoin d’une époque qui voit s’écrouler un « empire occidental » que l’ont pouvait naïvement imaginer, au lendemain de l’instauration du Nouvel Ordre mondial, au début des années 1990, comme devant être définitif.
Avoir voulu, au nom de l’ultra-libéralisme, détruire les nations et leurs spécificités au profit d’un vaste marché aux dimensions planétaires a été la grande erreur de ces dernières décennies. Nous voyons aujourd’hui que ce funeste projet mondialiste a atteint ses limites. De plus, le retour sur la scène internationale de l’islam conquérant, accentué par les grands brassages migratoires, assombrit encore plus l’avenir de nos peuples européens.
Faut-il pour autant baisser les bras ? Certainement pas…
Engagé dans le camp nationaliste alors qu’il était étudiant, Michel Vial a gardé de sa jeunesse cette approche non-conformiste qui caractérise ceux qui ont compris, avant les autres, que la défense de notre identité, et de notre liberté, est un éternel combat.
Dans cet ouvrage, il décortique un par un les différents aspects de la crise que nous subissons en essayant de faire passer un message d’espoir à ceux qui refusent l’anéantissement de notre civilisation.

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#pierrevial #empireoccidental #synthesenationale #identite #occident

Michel Vial (2020). The fall of the Western Empire. Les Bouquins de Synthèse nationale, collection of ideas. 130 p. Far from being dogmatic, this essay responds above all to logic. That of the witness of an era which saw the collapse of a « Western empire » that one could naively imagine, after the establishment of the New World Order, in the early 1990s, as having to be final. Wanting, in the name of ultra-liberalism, to destroy nations and their specificities for the benefit of a vast market with planetary dimensions has been the great mistake of recent decades. We see today that this disastrous globalist project has reached its limits.

Gilles Ardinat – Le gauchisme intersectionnel

Le cancer du gauchisme intersectionnel dans les facs – Gilles Ardinat – Le Zoom – TVL
Gilles Ardinat, coordinateur du Forum École & Nation, dénonce l’arrivée dans les universités françaises du discours intersectionnel. Cette idéologie venue des États-Unis après la chute de l’Union soviétique, débarrassée de ses références marxistes, s’apparente une américanisation de l’extrême gauche en France. Ses militants radicaux considèrent qu’il faut dorénavant une vision beaucoup plus globale de la révolution en connectant toutes les luttes les unes avec les autres : lutte des classes, des sexes, des races… Et si ce mouvement reste encore minoritaire, l’histoire montre que des minorités agissantes, ultra virulentes et fanatisées arrivent à imposer leurs idées mêmes si elles sont aberrantes.

#gillesardinat #intersectionnel #marxisme #tvl #gaucheradicale

The cancer of intersectional leftism in universities – Gilles Ardinat. This ideology, which came from the United States after the fall of the Soviet Union, stripped of its Marxist references, is akin to an Americanization of the far left in France. Its radical militants consider that henceforth a much more global vision of the revolution is needed by connecting all the struggles with each other: class struggle, of the sexes, of races … And if this movement is still in the minority, the history shows that active, ultra virulent and fanatic minorities manage to impose their ideas even if they are aberrant.

La rentrée de l’occupant (video)

La rentrée en France, 2020 (video)
#rentree #france #immigration #educationnationale #anarchie
Back to school in France

Georges Guilbaud – La République sociale italienne

Georges Guilbaud (2010). Regards sur la République sociale italienne. Éditions Déterna.
Un re­portage vécu sur le nouveau régime mussolinien de la Républi­que Sociale Italienne, suite à la paix séparée d’une par­tie de l’armée avec les Alliés. Né en 1914. Georges Guilbaud, membre du PPF de Jacques Doriot en 1941, a été dirigeant de L’Écho de la France en 1944. Marié à Maud de Belleroche il est nommé en 1944 Am­bassadeur auprès de Mussolini.

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#georgesguilbaud #rsi #italie #benitomussolini #ouvrage

Georges Guilbaud (2010). The Italian Social Republic. Edition Déterna. A lived report on the new Mussolini regime of the Italian Social Republic, following the separate peace of part of the army with the Allies. Born in 1914. Georges Guilbaud, member of Jacques Doriot’s PPF in 1941, was leader of L’Écho de la France in 1944. Married to Maud de Belleroche, in 1944 he was appointed Ambassador to Mussolini.

Brassié et Escada – Une heure de vérité

Une heure de vérités : Anne Brassié répond aux questions d’Alain Escada.
Roselyne Bachelot et la culture – Les iconoclastes de Black Lives Matter, nouveaux talibans – La subversion de l’art contemporain – Le naufrage de l’intelligence – Conseils pour réinvestir le domaine culturel…

#uneheuredeverites #annebrassie #alainescada #roselynebachelot #mediaspresseinfos

An hour of truths: Anne Brassié answers questions from Alain Escada. Roselyne Bachelot and culture – The iconoclasts of Black Lives Matter, new Taliban – The subversion of contemporary art – The sinking of intelligence – Advice for reinvesting in the cultural field …

Seine-Saint-Denis : Le bus de la Peur

Seine-Saint-Denis : Le bus de la Peur : Les journalistes suivent un adjoint du maire d’une cité sensible leur montrant l’itinéraire d’une ligne de bus fréquemment cible de caillassage de la part de racailles… Les conducteurs suivent des formations pour affronter les passagers violents, les CRS escortent les bus. Afin d’empêcher les embuscades, le maire de Tremblay fait même arracher le long de la ligne tous les buissons qui servaient de cachette aux agresseurs.

#tremblay #aulnay #seinesaintdenis #racaille #immigration

Journalists follow a deputy mayor of a sensitive city showing them the route of a bus line frequently targeted by scum … Drivers undergo training to deal with violent passengers, CRS escort buses. In order to prevent ambushes, the mayor of Tremblay even had all the bushes that were used as hiding places for the attackers to tear up along the line.

L’euro est un des problèmes

10. Est-ce que l’euro n’a rien à voir et est-ce la faute à la corruption, aux groupes politiques et à l’évasion ?

Il y a certainement beaucoup de choses qui ne vont pas en Europe en raison de la crise, aussi haïssables qu’elles puissent être. L’évasion, les groupes politiques inefficaces et la corruption ont toujours été présents même lorsque les choses allaient bien et frappent des pays qui sont pourtant en forte croissance économique. Il est absurde de penser que, par exemple, en Chine, en Corée ou en Inde, ils soient tous exemplaires. De toute façon il est naïf d’espérer des solutions comme ceux qui laissent entendre que sans la corruption il y aurait un PIB de dizaines de milliards supplémentaires ou que sans l’évasion il y en aurait des centaines. Nous serions simplement dans un monde plus juste, mais il n’y aurait pas plus de recettes. La raison est simple : de nombreux pays européens, en particulier la France et l’Italie, encaissent déjà avec les impôts plus que n’importe quel autre pays au monde par rapport à leur quantité produite (contrairement aux grands pays, seulement quelques petits pays nordiques « sociaux » imposent davantage leurs citoyens, en échange d’excellents services) et sont à la limite théorique de l’imposition. Ce n’est pas par hasard que les augmentations récentes de la TVA en Italie ont entraîné une baisse des recettes. Si un coup de baguette magique permettait de faire disparaitre l’évasion fiscale, avec les taux actuels, de nombreuses sociétés fermeraient en annulant l’effet de la « magie ». Une solution serait de faire payer à tous les impôts en abaissant les taux : on obtiendrait ainsi une répartition plus équitable, mais il n’y aurait pas de recettes supplémentaires. La corruption et autres injustices sont des délits et en tant que tels, ils doivent donner lieu à des poursuites de la même manière que pour les vols et les homicides : bien évidemment ce ne sont pas les raisons de la crise.

id-foundation (2016). Assez de l’euro ! Une question par jour pendant un mois. Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés. Bruxelles.

Lire aussi :
1. L’euro est-elle la cause principale de la crise ? Pour quelles raisons ?
2. Sans l’euro, deviendrions-nous tous riches ?
3. Si nous quittons l’euro, sortons-nous également de l’Europe (de Maastricht) ?
4. Récupérerons-nous notre ancienne monnaie ? encore la même valeur qu’en 2001 ?
5. Si nous convertissons la nouvelle monnaie à égalité avec l’euro, est-ce que cela changera quelque chose ?
6. Y-aura-t’il de l’inflation ? Devrons-nous faire nos courses avec des billets de banque qui ne valent rien ?
7. Mes économies seront-elles divisées par deux ? Est-ce que la dévaluation me fera devenir plus pauvre ?
8. Si seulement j’avais des économies ! J’ai un prêt et mon compte est dans le rouge. Est-ce que les versements augmenteront ?
9. Et les matières premières ? Et l’essence ? On entend dire que si nous dévaluons, leurs prix augmenteront énormément, est-ce vrai ?
10. Est-ce que l’euro n’a rien à voir et est-ce la faute à la corruption, aux groupes politiques et à l’évasion ?

#euro #europe #evasion #corruption #franc

Does the euro have nothing to do with it and is it the fault of corruption, political groups and evasion? many things that are wrong with Europe as a result of the crisis, however hateful they may be. Evasion, ineffective political groups and corruption have always been present even when things were going well and hit countries that are yet experiencing strong economic growth. It is absurd to think that, for example, in China, Korea or India, they are all exemplary.

Crise des migrants : MOAS

Migrant Offshore Aid Station (MOAS) est une organisation privée enregistrée à Malte et créée par un millionnaire américain et son épouse, Christopher et Régina Catrambone. Avec une première mission en août 2014, elle est la plus ancienne ONG créée dans le cadre de la crise des migrants en Méditerranée. Ses fondateurs manquent rarement une occasion d’affirmer qu’ils ont « inspiré » tous ceux venus après eux. Âgé de 37 ans, originaire de Louisiane, Catrambone est un homme qui aime à parler longuement de lui, à se donner une image d’aventurier, mais un aventurier à dimension intellectuelle. Ainsi, il déclare volontiers qu’il « a travaillé dans les endroits les plus dangereux du monde » comme l’Irak et qu’il lui est arrivé de risquer sa vie pour le seul geste gratuit d’aller observer au haut d’une montagne afghane la voie lactée. Il est difficile de distinguer ce qui relève de la communication d’une « success story » de ce qui est réellement exact dans le parcours de Christopher Catrambone. Comment passe-t-on de l’ouverture à 24 ans d’un restaurant aux Antilles (2005) à la création en Italie l’année suivante d’une société, Tangiers, aujourd’hui présente dans près de deux cents pays? Une société « spécialisée dans l’assurance d’urgence (enlèvements, rançons…), la gestion des crises sur le terrain et les services de renseignements ». Une société qui, instantanément, a pris son essor grâce à un accord commercial avec le géant mondial de l’assurance American International Group (AIG), sauvé peu après de la crise des « subprimes » par l’État fédéral. AIG a mandaté Tangiers pour enquêter sur les assurés ayant fait une déclaration d’accident ou de blessure (souvent des contractuels de l’État fédéral américain, en Irak ou dans la région) et vérifier l’exactitude de leurs déclarations. Ce type d’enquête a provoqué plusieurs polémiques aux États-Unis, son personnel étant suspecté d’utiliser frauduleusement des cartes d’agents fédéraux.

Dès 2008, le siège de Tangiers a été transféré à Malte. En 2014, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 14,6 millions d’euros ce qui aurait permis le transfert de dividendes vers les États-Unis à hauteur de cinq millions d’euros.

En 2012, Christopher Catrambone a créé le site Obs Advisory qui vend des notes d’analyses sur les aspects dangereux de tel ou tel pays. Des notes du même type que celles produites par les agences de renseignements des États.

En 2015, Tangiers a acquis Osprey Insurance Brokers Ltd., le plus important spécialiste de l’assurance dans l’aviation et la gestion des risques de Malte.

L’épouse de Catrambone, née Egle Liotta, une Calabraise rencontrée en 2006, la même année que la fondation de Tangiers, joue un rôle important dans la direction et la communication des activités du couple. On la retrouve, par exemple, à la tête de la société ReSyH qui chapeaute financièrement l’ONG. Nous y reviendrons.

Fondation de MOAS : une belle histoire de communication

L’histoire officielle de MOAS veut que le couple Catrambone se soit lancé dans cette aventure suite aux noyades de migrants près de Lampedusa en 2013 et à l’appel du pape François qui suivit, critiquant « l’indifférence générale ». Une variante de l’histoire dit que lors d’une croisière sur leur yacht durant l’été 2013 les Catrambone auraient vu flotter un manteau sur les vagues, sans doute seule trace d’un naufrage… Dans tous les cas, le couple met en avant son catholicisme et montre à la presse le crucifix installé dans le salon de leur navire de sauvetage.

Certains médias italiens n’ont pas été convaincus par cette communication et n’écartent pas l’hypothèse que, derrière le paravent humanitaire, MOAS travaille pour le gouvernement américain que ce soit de 2014 à 2017 en Méditerranée ou depuis 2017 après leur départ subit vers le golfe du Bengale.

MOAS, championne des sauvetages en Méditerranée centrale

L’ONG affiche un bilan comptable considérable. Mais il est vrai qu’elle est intervenue plusieurs mois avant les autres.

Au total, MOAS affirme avoir récupéré à bord de ses navires 40290 personnes.

2014 (août – octobre) – Méditerranée – 3104
2015 (décembre à mars 2016) – Égée – 1869
2015 (mai – septembre) – Méditerranée – 8581
2016 (juin – décembre) – Méditerranée – 19450
2017 (avril – août) – Méditerranée – 7286

En août 2017, MOAS a mis fin à ses missions en Méditerranée. Près d’un an plus tard, l’ONG continue d’expliquer cette décision de la façon suivante: « À la fin d’août 2017, nous étions confrontés à un dilemme: du fait d’un besoin décroissant – lié à la réduction des flux de personnes – et d’un environnement de plus en plus difficile, la nécessité de nos opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale se trouvait moins pressante. Dans le même temps, à la frontière bangladaise, des centaines de milliers de réfugiés Rohingya ont commencé à arriver, fuyant de nouvelles flambées de violence. Nous avons fait le choix […] de nous concentrer sur la livraison de l’aide et les soins médicaux pour les Rohingyas, puisque nous avions déjà commencé à préparer une opération d’aide en leur faveur ».

La baisse du nombre de migrants à sauver semble un prétexte. Elle n’est que de 18 % à ce moment précis par rapport à 2016. Il reste donc un fort contingent de candidats. Du reste, après son départ de la zone, plusieurs milliers de migrants ont continué à être récupérés par d’autres ONG. L’environnement auquel il est fait allusion est celui du durcissement de la surveillance par l’Italie des activités des ONG (code de conduite, saisie de navire…). Mais ce durcissement n’a fait fuir que la seule MOAS qui, au demeurant, venait juste d’accepter de signer le code de conduite (!). L’ONG évoque également les nouvelles directives de la Libye, son extension de zone maritime interdite sans autorisation, la condition des migrants dans ce pays et l’absence de garanties pour ceux arrivant en Italie, pour expliquer sa décision.

Tout ceci n’est pas vraiment convaincant. Alors quoi? L’ONG n’avait pas les moyens d’être présente sur deux fronts? Celui de Méditerranée avait donné tous les fruits médiatiques qu’il pouvait donner? En tous les cas, il y a eu désengagement alors que la situation n’était pas réglée. Ce fait rend suspect la sincérité des époux Catrambone dans leur engagement humanitaire et ne contredit pas les hypothèses d’un engagement répondant à d’autres impératifs géopolitiques.

Des moyens matériels professionnels En mer Égée, l’ONG a utilisé un navire, le Responder appartenant à une société basée à Dubaï et à Londres, Topaz Energy and Marine (TEM), spécialisée dans le soutien aux forages pétroliers et gaziers offshore. Le Responder a une capacité d’accueil de 300 personnes. Il a été mis à disposition de MOAS via un contrat entre TEM et Tangiers. Il était équipé de deux petites embarcations rapides baptisées dans un hommage qu’on pourrait qualifier de publicitaire ou d’indécent, au choix, des noms d’enfants migrants morts noyés dont le célèbre petit Aylan.

En Méditerranée, c’est le Pheonix, un ancien bateau de pêche d’une capacité de 400 personnes qui a patrouillé, disposant de deux drones équipés de capteurs thermiques et d’un système de détection à infrarouge. Il a reçu en 2017 le renfort d’un avion. Selon la déclaration en octobre 2014 d’un membre dirigeant de MOAS le navire appartient en propre aux Catrambone. Il semble cependant (voir plus bas) qu’il soit la propriété d’une de leurs sociétés et a été acheté aux États-Unis. Sur ce point, la confusion est involontairement entretenue par la presse reprenant les déclarations de Régina Catrambone: « Nous pouvions dépenser notre argent d’une autre façon, nous avons décidé de le faire de cette façon. »

L’équipage type est composé de 18 personnes, l’équipe médicale fournie par la Croix Rouge. À bord du Responder et en 2016, l’équipe médicale a été fournie par une ONG italienne Emergency dont par ailleurs les équipes en Sicile ont « traité » depuis 2014 plusieurs dizaines de milliers de migrants.

Financement, l’omniprésence du groupe Tangiers

L’ONG a été — pour l’essentiel — financée officiellement en 2014 par le couple fondateur et leur société Tangiers. À l’issue de la campagne de sauvetage de cette année, elle communiquait sur un coût mensuel, sortant des comptes personnels des fondateurs, de 350000 euros. L’ONG ayant été présente deux mois en mer cette année-là, c’est donc un minimum de 700000 euros qui aurait été investi par les Catrambone. Cependant, en décembre 2014, le magazine américain Times relayait les déclarations du couple parlant d’un investissement de… 7 millions d’euros! Tout en évoquant un besoin mensuel de 400000 euros pour que l’ONG puisse tourner. Ce chiffre de 7 millions semble hautement improbable, l’achat d’un chalutier d’occasion et son aménagement ainsi que deux mois en mer ne coûtant pas cette somme. Dans une vidéo de présentation de l’ONG, Catrambone parle de deux millions de dollars pour l’achat et la mise en état du navire.

Il est à noter que les rapports annuels de MOAS publiés sur son site internet ne donnent pas de chiffres pour 2014. En 2015, l’ONG aurait réalisé en recettes 5,7 millions d’euros. En 2016, 6 millions.

En 2015, Avaaz, une ONG qui se veut une synergie militante sur le Net, a organisé une levée de fonds de 500000 dollars au bénéfice de MOAS. Avaaz a été fondée en 2007 grâce au financement du milliardaire George Soros. Ce financement a cessé en 2009. Depuis, l’ONG se dit indépendante de toute fondation ou entreprise. Il n’en est pas moins vrai que sans le financement de départ de George Soros, Avaaz n’aurait pu connaître l’essor qui a été le sien avec 41 millions de personnes ayant participé au moins une fois à une de ses activités.

MOAS est gérée par une société du groupe Tangiers, ReSyH, également basée à Malte et dirigée par le couple Catrambone. Cette société d’aide à la gestion réservée aux ONG ne semble compter que MOAS comme cliente. Elle lui a facturé en 2016 pour ses services administratifs, y compris selon la presse italienne les salaires du couple (ce que réfute l’ONG), un montant d’environ un demi-million d’euros. Dans un bilan public, MOAS affirme avoir également versé en 2015 1,8 million au groupe Tangiers. Cette somme aurait servi à rembourser une location du Phoenix appartenant pourtant au groupe. L’ONG a réfuté l’information dans un communiqué de mai 2017 et affirmé que le Phoenix a toujours été mis à disposition gracieusement.

On retrouve de 2014 à 2016 dans la gouvernance de ReSyH et de MOAS l’ancien commandant en chef de l’armée maltaise Martin Xuereb, ce qui témoigne de la capacité de Christopher Catrambone à insérer ses projets au plus haut niveau des réseaux politiques. Ironie de la chose, le général Xuereb s’était jusqu’alors illustré en matière d’immigration par sa lutte contre les clandestins. On retrouve d’autres anciens militaires maltais dans l’équipage du Phoenix.

De manière connexe à MOAS, le groupe Tangiers a également développé Xchange, une plate-forme en ligne destinée à « transformer la perception des migrations humaines que peut en avoir le public (…) plaider en faveur d’une meilleure connaissance de la migration. » En réalité, le site semble un miroir des activités de MOAS. Savoir dans quelle logique entrepreneuriale propre au groupe Tangiers s’inscrit Xchange échappe à cette étude. Il suffit de constater que, encore une fois, l’activité de l’ONG est étroitement mêlée aux projets professionnels du couple Catrambone.

Comme toutes les ONG, MOAS a une attention particulière pour les levées de fonds. De façon très professionnelle, ce qui n’est pas surprenant, le site internet de l’ONG consacre plusieurs pages non seulement aux levées de fonds organisées en sa faveur par des particuliers mais aussi à la formation de ces volontaires. Un kit de « found raising » (levée de fonds) est mis à leur disposition, ainsi qu’un grand choix de photos parmi lesquelles les volontaires peuvent piocher afin d’illustrer leur propre campagne.

Ces initiatives personnelles qui fonctionnent au sein du réseau familial, professionnel ou associatif, rencontrent des fortunes diverses. Certaines échouent à quelques dizaines de dollars, d’autres se montent à des centaines.

Cependant, il semble que le nombre de ces campagnes soit très faible, moins de vingt. Leur mise en avant est donc un artifice de communication plus qu’une vraie source de financement. En fait, le seul chiffre public relayé par la presse est celui de 300 donateurs en 2015 pour des sommes généralement inférieures à 1000 dollars. On est donc très loin des besoins.

Communication is business

Christopher Catrambone est devenu une star grâce à MOAS. On ne compte plus les médias américains, parmi les plus importants, qui lui ont consacré ainsi qu’à sa femme un reportage: CNN Money, ABC, Vice, Time, Bloomberg Business… On aura noté que ce sont les branches « business » de certains médias qui se sont penchées sur l’aventure MOAS. Le reste de la presse internationale n’est pas en reste avec, en France, Paris Match, BFM, France Info, Libération, Les Inrocks, etc.

La communication de MOAS est naturellement très professionnelle. Elle se distingue de celle de la plupart des autres ONG par davantage de neutralité idéologique. L’Europe n’est pas désignée comme coupable.

Les slogans de MOAS sont très publicitaires: « I am you », « Making the word a better place », « your help gives them hope», « a lifeline to save lives », « fischers of men »… Ses films documentaires sont « choc », n’hésitant pas à utiliser l’image d’enfants chantant juste avant qu’ils ne soient frappés par un attentat ou hurlant dans la nuit sur des embarcations à la dérive. Les ressorts habituels de la pitié, de l’empathie, sont utilisés. Christopher et Régina Catrambone sont très présents dans ces films. Il est à noter que, dès le début de l’opération, ils ont pris soin de se faire filmer par une équipe professionnelle. Ainsi peut-on les voir reçus par le président de Malte en décembre 2013. Le couple lui remet un chèque pour L’Istrina, un événement de charité très médiatique dans le pays, et en profite pour longuement lui exposer le projet MOAS. Ainsi également peut-on les voir interviewés dans l’avion les menant aux États-Unis pour acheter un navire, puis visitant ce navire, tâtant les cloisons, hochant gravement la tête dans la salle des commandes. Mise en scène au service du projet? Sans doute. Mais aussi et surtout mise en scène d’un couple se regardant dire et faire le bien d’une façon très américaine. Et cela de longs mois en amont de la réalisation effective du projet…

Pour clore ce point, ajoutons qu’une partie d’un livre de Deborah Rohan, un auteur américain de gauche, leur a été consacrée. Le titre racoleur de l’ouvrage « one person acted and everything changed » et son contenu largement hagiographique n’ont sans doute pas heurté la modestie de Christopher et Régina Catrambone.

Des distinctions de haut niveau

Comme la plupart des ONG, MOAS a reçu de nombreux prix et récompenses. Nous n’en citerons que quelques-unes. Malte, bien évidemment, a décerné en 2015 la Malta’s Medal for Service for the Republic, I’Italie son Ordre du mérite. Elle a été également distinguée par un think thank maltais le Today Public Policy Institute dirigé par des personnalités de l’île.

En 2015 également, le couple Catrambone a été intégré dans la catégorie « Challengers » à la liste des 100 personnes qui « pensent le monde » publié par le prestigieux magazine de Washington Foreign Policy. On pouvait trouver cette année-là dans cette liste des personnalités comme Vladimir Poutine ou Angela Merkel.

Accusations contre les ONG: MOAS aussi

MOAS n’a pas été épargnée par les accusations de collusions entre les ONG et les passeurs libyens émises par un procureur italien dès avril 2017. Aucun fondement n’a pu être apporté pour étayer la thèse. La presse américaine a volé très vite au secours des ONG et de MOAS. Le Washington Post parlant de « théorie du complot ».

Rapport FENL (2018). Les ONG dans la crise des migrants en Méditerranée centrale (2014-Mai 2018). Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés.

Lire aussi : Les ONG dans la crise des migrants
1. Préface de Nicolas Bay (FENL)
2. Résumé exécutif
3. Proactiva Open Arms
4. SOS Méditerranée
5. Mission Lifeline
6. Sea Watch
7. Jugend Rettet
8. Sea Eye
9. MOAS

#moas #soros #clandestin #migrant #passeur

Migrant Offshore Aid Station (MOAS) is a private organization registered in Malta and created by an American millionaire and his wife, Christopher and Regina Catrambone. With a first mission in August 2014, it is the oldest NGO created in the context of the migrant crisis in the Mediterranean. MOAS has not been spared by accusations of collusion between NGOs and Libyan smugglers issued by an Italian prosecutor as early as April 2017.

Fête du cochon à Rennes

Fête du cochon à Rennes, Avec Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale,
Dimanche 6 Septembre 2020, à partir de 11h30, près de Rennes,
Organisé par le Parti de la France Bretagne (PdF)

#feteducochon #synthesenationale #rolandhelie #partidelafrance #bretagne

Pig festival in Rennes, With Roland Hélie, director of National synthesis, Sunday September 6, 2020, from 11:30 am, near Rennes, organized by the Party of France Brittany (PdF)

Stéphane Ravier sur Ange

Face à la racaille, répression maximale ! 8 sauvages se sont attaqués à Ange, jeune marseillais de 19 ans, à qui ils ont porté 17 coups de couteau. Comme à chaque fois, On veut les noms ! Face à la racaille, la répression maximale doit s’appliquer aujourd’hui.

#onveutlesnoms #laracailletue #violence #marseille #stephaneravier

Stéphane Ravier on Ange: Faced with the scum, maximum repression! Eight savages attacked Ange, a young 19-year-old from Marseille, to whom they stabbed 17 times. As always, we want the names! Faced with the scum, maximum repression must apply today.

L’occupation africaine à Paris

Scènes de violence et tensions sur les Champs-Élysées de Paris le 18 août 2020 après la victoire du PSG contre RB Leipzig lors du match de football de la Ligue des champions. Entre autres, un véhicule des forces de l’ordre est pris à partie. Le colon africain a un fort plaisir à attaquer la police (cf SICP)

#psg #rbleipzig #football #remigration #violence

Scenes of violence and tension on the Champs-Élysées in Paris, August 18, 2020, after PSG’s victory against RB Leipzig in the Champions League football match. Among other things, a police vehicle is attacked. The African colonist takes great pleasure in attacking the police (cf SICP)

L’immigration tue

Victimes du mois de Juillet 2020 :
Mélanie Lemée, Philippe Monguillot, Thomas Carbonnel, Axelle Dorier,
L’immigration tue, Peine de mort, Remigration,
Les Nationalistes

#remigration #peinedemort #lesnationalistes #limmigrationtue #france

Victims of the month of July 2020: Mélanie Lemée, Philippe Monguillot, Thomas Carbonnel, Axelle Dorier, Immigration kills, Death penalty, Remigration, Nationalists

Prix des matières premières et Franc

9. Et les matières premières ? Et l’essence ? On entend dire que si nous dévaluons, leurs prix augmenteront énormément, est-ce vrai ?

Non, avant tout nous n’utilisons jamais de « matières premières » et l’essence n’est également pas du pétrole brut. Tous les biens que nous consommons sont transformés industriellement et la plupart des coûts des produits dépend justement de ces transformations et de ces transports tandis que la valeur des « matières premières » est généralement peu importante. Il est paradoxal que l’on adopte des pratiques fortement intimidantes sur le pétrole et les matières premières encore aujourd’hui lorsque les prix de ces biens sont au minima. Les prix des matières premières fluctuent généralement beaucoup, avec des pourcentages très supérieurs à ceux d’une dévaluation qui même très forte, passe absolument inaperçue. Pensons au pétrole : le cours du baril est passé en peu de temps de plus de cent dollars sous la barre des 30. Une dévaluation de 10% aujourd’hui conduirait à une fluctuation du prix d’achat de trois dollars face à un mouvement « naturel » de plus de 70. Ce sont justement les pays qui ont basé leur économie uniquement sur les matières premières qui se rendent compte de la conséquence sur les prix. La baisse des prix sur les marchés internationaux peut entraîner des crises très fortes, pas facilement résorbables même pas avec de fortes dévaluations.

La différence entre un pays qui créait des « produits » et un autre qui se base sur les matières premières est que pour le premier en cas de difficultés la monnaie a, comme dit précédemment, une fonction équilibrante, tandis que pour le second il n’y a pas moyen d’éviter un effondrement éventuel du prix des matières premières dont il dépend vu que, les ressources minérales sont évaluées en dollars, celles-ci ne sont pas impactées pas la dévaluation. La baisse du prix du pétrole en 2015 a démontré justement cela. Tandis que le prix des produits finis n’a pas diminué de moitié pour nous, les pays exportateurs de pétrole comme la Russie, le Venezuela et même l’Arabie Saoudite ont dû prendre en compte l’effondrement de leurs recettes.

La vérité, c’est que les États Européens sont des pays transformateurs. Ils importent des matières premières et/ou de l’énergie et exportent des produits finis. C’est le cas parfait dans lequel le change flexible a un impact maximum. Imaginons que pour la réalisation d’un produit dans un pays européen, le poids de l’énergie et des matières premières soit véritablement de 50% (cela se produit difficilement). Supposons que la monnaie du pays en question dévalue de 20%. Eh bien, si un produit coûte 100 euros, l’augmentation de 20% du prix des matières premières et de l’énergie entraînerait une hausse de 50 à 60 euros de ces derniers, ce qui ramènerait donc le prix du produit à 110. Pour les marchés étrangers toutefois, ce produit coûterait 20% en moins parce que 110 est le prix dans leur monnaie locale qui a dévalué de 20%, et donc le produit sur les marchés étrangers coûterait 88 euros en devenant beaucoup plus avantageux même dans le cas assez extrême d’un prix des matières premières égal à la moitié du total.

id-foundation (2016). Assez de l’euro ! Une question par jour pendant un mois. Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés. Bruxelles.

Lire aussi :
1. L’euro est-elle la cause principale de la crise ? Pour quelles raisons ?
2. Sans l’euro, deviendrions-nous tous riches ?
3. Si nous quittons l’euro, sortons-nous également de l’Europe (de Maastricht) ?
4. Récupérerons-nous notre ancienne monnaie ? encore la même valeur qu’en 2001 ?
5. Si nous convertissons la nouvelle monnaie à égalité avec l’euro, est-ce que cela changera quelque chose ?
6. Y-aura-t’il de l’inflation ? Devrons-nous faire nos courses avec des billets de banque qui ne valent rien ?
7. Mes économies seront-elles divisées par deux ? Est-ce que la dévaluation me fera devenir plus pauvre ?
8. Si seulement j’avais des économies ! J’ai un prêt et mon compte est dans le rouge. Est-ce que les versements augmenteront ?
9. Et les matières premières ? Et l’essence ? On entend dire que si nous dévaluons, leurs prix augmenteront énormément, est-ce vrai ?

#euro #europe #prix #franc #taux

Raw materials ? What about gasoline? We hear that if we devalue their prices will rise dramatically, is that true?We hear that if we devalue their prices will rise dramatically, is that true? No, first of all we never use « raw materials » and gasoline is also not crude oil. All the goods that we consume are processed industrially and most of the costs of the products depend precisely on these transformations and these transports, while the value of “raw materials” is generally not very important.

Crise des migrants : Sea Eye

Crise des migrants : Sea Eye, l’ONG des premiers secours

Sea Eye a été créée à l’automne 2015 par Michael Buschheuer, un entrepreneur de Ratisbonne, passionné de voile. Les activités de sauvetage ont commencé en avril 2016 et ont duré, cette année-là, cinq mois. L’ONG se préparait à de nouvelles missions au printemps 2018. Ses dirigeants proviennent des classes aisées de la société: conseiller financier, chirurgien, communiquant…

La particularité de Sea Eye est de patrouiller en mer non pour recueillir à son bord des réfugiés mais pour distribuer des vivres, des gilets de sauvetage voire des radeaux à des naufragés dérivant à bord d’embarcations précaires. Il est arrivé cependant assez souvent que, devant des situations d’extrême danger, l’ONG accueille à bord de ses navires des migrants.

Un bilan globalement satisfaisant en termes de sauvetage

Fin 2016, après une année d’existence, l’ONG annonçait « près de » 4000 personnes « sauvées ». Fin mars 2018, elle se faisait plus précise évoquant le nombre de 13248. Étant donné les moyens déployés et l’objectif initial, il s’agit d’un nombre important en comparaison du bilan d’autres ONG.

Cependant, qu’entend Sea Eye par « sauvetage »? Compte-telle seulement les personnes prises à son bord ou toutes celles « secourues » avec des vivres et des gilets? Il n’y a pas sur ce point de certitude.

Une organisation militante

Sea Eye revendique, selon les textes, de 400 à 700 militants en Europe, principalement en Allemagne. Il lui arrive cependant de communiquer sur un vivier de 1100 volontaires pour des missions en mer. 300 d’entre eux auraient été retenus pour les missions de 2018. Ces chiffres sont-ils gonflés dans un souci de communication? Un fait est certain: le 6 mars 2018, quelques jours avant le départ de la première mission de l’année, l’ONG publiait un appel en urgence. Il lui manquait un médecin de bord sans lequel la mission serait annulée.

De faibles moyens matériels

L’ONG a commencé son action en 2016 avec le Sea Eye, un ancien bateau de pêche d’une longueur de 26 mètres, acheté – pour un montant non communiqué – par Michael Buschheuer. Ce navire qui peut embarquer une petite dizaine de personnes a été restauré et adapté au sauvetage en mer.

Début 2017, l’ONG a acheté le Seefuchs, navire à peu près identique au Sea Eye, qui a commencé ses opérations en mai. Cet achat n’a été possible que grâce à l’aide de Gorden Isler, un courtier en immobilier de Hambourg.

À ces deux navires, il faut ajouter un Ribtec de 11 mètres, le Speedy, saisi par la Libye après que l’embarcation a pénétré dans ses eaux, ce qu’ont réfuté totalement les membres de l’équipage après leur libération.

La place manquant à bord des navires de l’ONG, il n’est embarqué généralement que du matériel pour une ou deux missions.

Une organisation très engagée politiquement

Si la plupart des ONG opérant en Méditerranée reçoivent le soutien ponctuel de partis ou de groupuscules de gauche ou d’extrême-gauche, aucune n’est aussi engagée politiquement que Sea Eye. Il serait fastidieux de dresser une liste de ces soutiens depuis la création de l’ONG. Citons les plus récents :

Pour le seul mois de mars 2018, Sea Eye a organisé une cérémonie de réception d’un chèque de soutien des élus de gauche Die Linke du Brandebourg. Un chèque au montant
assez faible, 500 euros. Elle a participé dans la même région à une réunion d’information publique avec des membres du SPD. Michael Buschheuer est intervenu au congrès fédéral des Verts de Hambourg, recevant à cette occasion une standing ovation. Sea Eye entretient d’ailleurs des contacts étroits avec la Fondation Petra Kelly, du nom d’une figure importante des Verts décédée en 1992.

Plus tôt dans l’année, l’ONG était présente à Potsdam en compagnie des militants de la section locale de Die Linke. Elle a fait la promotion de la responsable des JUSOS (jeunes
socialistes) de Berlin, qui appartient à l’aile gauche du SPD.

Sea Eye ne craint pas non plus de s’associer à des groupes d’extrême-gauche comme, par exemple, dans le cadre de l’initiative « Laut gegen nazis » (Forts contre les nazis – comprendre la droite populiste de l’AFD) menée en mars 2018 par la fondation internationale Wochen Gegen Rassismus.

À côté de cet ensemble de gauche, on peut cependant relever le soutien d’un maire CSU de Bavière qui a remis une décoration municipale à deux bénévoles de Sea Eye. Une initiative assez isolée, due sans doute à l’appartenance à sa commune des deux militants.

Pour conclure sur cette question de l’engagement, il convient de citer Sea Eye qui, avec le plus grand sérieux affirme sur son site internet « qu’elle ne fait pas de politique. »

Un budget très faible

Sea Eye est une des ONG intervenant en Méditerranée disposant des moyens financiers les plus faibles. Le budget de fonctionnement 2016 était de 250000 euros. En 2018, l’organisation annonce 500000 euros (son fondateur annonce 600000 à la même époque dans la presse). En conséquence, Sea Eye ne dispose d’aucun salarié, notamment de professionnel de la levée de fonds.

Après un début encourageant, les dons de particuliers ont baissé dès 2017. Selon Michael Buschheuer, il y a à ce phénomène deux raisons. D’abord, le nombre important de migrants accueillis par l’Allemagne. Des donateurs qui souhaitaient aider à sauver des vies ont commencé à s’inquiéter du nombre grandissant d’arrivées. Ensuite, les polémiques à propos des supposées complicités des ONG avec les passeurs libyens. Michael Buschheuer avoue dans une interview: « les gens ne nous font plus confiance ».

Les initiatives de soutien d’entreprises ou de personnalités non politiques sont peu nombreuses. L’une d’entre elle est originale, quoique d’un faible rapport, un restaurant de Sylt facture 9 euros la bouteille d’eau à ses clients et reverse le tiers à Sea Eye.

Une communication militante entre réussite et amateurisme

Sea Eye sait organiser des opérations médiatiques de grande envergure. Ainsi en mars 2018, à Ratisbonne, une centaine de militants équipés de pochoirs ont peint sur le sol, tout au long d’un parcours de 22 km, 13000 silhouettes blanches symbolisant les morts en Méditerranée. La couverture de la presse allemande a été importante.

Cette symbolique de la mort est constante à Sea Eye. On la retrouve avec l’installation de croix dans des parcs publics par des militants. De son côté, Michael Buschheuer a installé sur son téléphone une alarme qui se déclenche toutes les cinquante minutes. Elle sonne donc toujours durant les interviews ce qui permet au fondateur de Sea Eye d’affirmer que cela lui permet de penser en permanence aux morts de Méditerranée. En effet, selon son estimation, c’est à ce rythme qu’un migrant meurt à la frontière de l’Europe. Une estimation toute personnelle qui ne correspond même pas aux propres chiffres de Sea Eye. En effet, l’ONG parle de 3100 noyés en 2017, soit selon un macabre décompte non pas un mort toutes les 50 minutes mais un toutes les 2 heures et 50 minutes…

Cette communication agressive et souvent efficace tranche avec le site internet de l’organisation, vieillot, confus et pas mis à jour dans toutes ses rubriques, comme avec certaines campagnes de marchandising (polos, T-shirts…) éternellement recyclées (« Habille-toi comme un héros », mêmes slogans et photos à Noël comme pour la Saint-Valentin). Les slogans sont également assez simples: « Sea Eye, pêcheur d’hommes », « Aucun homme ne quitte sa maison volontairement ». Au total, on ne peut que relever un vrai manque de professionnalisme que quelques opérations activistes réussies ne peuvent parvenir à masquer.

L’Europe dans le viseur

Sea Eye met régulièrement l’Europe, mais aussi l’Allemagne, au centre de sa communication. Soit pour déplorer l’absence de soutien de la part de l’Union européenne ou du gouvernement fédéral, soit de façon plus agressive pour s’en prendre à leurs politiques. Ainsi, la diffusion d’une vidéo sur l’esclavage en Libye finit par devenir une mise en accusation de l’UE qui « finance ce pays ». Régulièrement, les dirigeants de Sea Eye évoquent « l’Europe qui pourrit de l’intérieur » ou qui fait faire « le sale boulot par les Libyens »…

Cette mise en cause a été à son maximum en 2017 quand les deux navires de l’ONG affichaient d’immenses banderoles « honte à l’Europe! ».

Un changement de direction pour 2018

Fin mars 2018, Michael Buschheuer s’est retiré de l’organisation, laissant sa place à Tylmann Mischkowsky, un chirurgien renommé, Gorden Isler, cité plus haut, et le directeur d’une clinique privée de Souabe, Jan Ribbeck. La raison de ce retrait est officiellement que le fondateur de l’ONG souhaite se consacrer davantage à son entreprise et à sa famille. On peut relever cependant dans ses propos une vraie lassitude face aux grandes difficultés financières rencontrées par l’organisation ainsi que par le peu de soutien reçu.

Rapport FENL (2018). Les ONG dans la crise des migrants en Méditerranée centrale (2014-Mai 2018). Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés.

Lire aussi : Les ONG dans la crise des migrants
1. Préface de Nicolas Bay (FENL)
2. Résumé exécutif
3. Proactiva Open Arms
4. SOS Méditerranée
5. Mission Lifeline
6. Sea Watch
7. Jugend Rettet
8. Sea Eye

#seaeye #opensociety #clandestin #immigration #passeur

Sea Eye created in 2015 by Michael Buschheuer, an entrepreneur from Regensburg, passionate about sailing. Rescue activities began in April 2016 and lasted five months that year. The NGO was preparing for new missions in spring 2018. Its leaders come from the well-to-do classes of society: financial advisor, surgeon, communicator … A very politically committed organization

French Lives Matter

Si les “bavures policières” ou les “actes islamophobes” sont comptabilisés, sur-médiatisés et intensément exploités, personne ne s’intéresse aux victimes françaises ou plus largement n’appartenant à aucune minorité. C’est pourquoi le collectif FrenchLivesMatter a décidé de trier, cartographier et comptabiliser les victimes de ces crimes, en commençant par les plus emblématiques d’entre-eux. Carte des crimes.

#frenchlivesmatter #whitelivesmatter #crime #terrorisme #france

#FrenchLivesMatter Crime Map : If « police blunders » or « Islamophobic acts » are recorded, over-publicized and intensely exploited, no one is interested in the French victims or more broadly not belonging to any minority. This is why the FrenchLivesMatter collective decided to sort, map and count the victims of these crimes, starting with the most emblematic of them.

Crise des migrants : Jugend Rettet

Crise des migrants : Jugend Rettet, « la jeunesse qui sauve »

Jugend Rettet est une organisation allemande, basée à Berlin, lancée en mai 2015 et déposée administrativement en octobre de la même année. Ses deux fondateurs sont Jakob Schoen, un bachelier qui se destine à des études de sciences politiques, et sa compagne, Lena Waldhoff, étudiante en sciences de l’éducation et en philosophie. Âgés respectivement à l’époque de 19 et 24 ans, ils sont déjà sensibilisés à l’accueil des réfugiés. Lena a travaillé comme bénévole dans un foyer d’accueil à Berlin.

Un de ses principaux porte-paroles dans les médias est Titus Molkenbur, 26 ans en 2017. Diplômé de philosophie, il a été stagiaire au Parlement européen et à l’ONU.

L’association se présente elle-même ainsi: « Jugend Rettet est un réseau de jeunes Européens. Ensemble, nous avons acheté et équipé un navire. Avec celui-ci nous faisons ce que les gouvernements ne font pas: sauver des gens en mer. »

Son navire est le Iuventa, ainsi symboliquement baptisé en hommage à « la déesse romaine de la jeunesse ». Il s’agit d’un chalutier de 33 mètres et 184 tonneaux achetés aux Pays-Bas à l’été 2015 pour un coût annoncé de 150000 euros (voir plus bas Financement) et équipé pour le sauvetage par la suite. Son équipage, sauveteurs et marins, oscille entre 11 et 13 membres. Le navire peut théoriquement accueillir 100 personnes.

L’ONG revendique une cinquantaine de responsables de groupes, appelés « ambassadeurs », en Allemagne et affirme disposer d’un volant de 170 volontaires pour les missions en mer.

Un bilan comptable de plus faible ampleur que la plupart des autres ONG

Jugend Rettet a commencé ses activités en mer le 24 juillet L’organisation prétend généralement avoir sauvé en 2016 et 2017 « plus de 14000 vies ». Mais dans un document en ligne, elle annonce 6526 vies sauvées en 2016 et « environ 10000 » en 2017, ce qui ferait un total de plus 16000. On relèvera le contraste entre le bilan 2016 fait à l’unité près et celui de 2017 beaucoup plus vague.

Ce résultat a été obtenu avec 7 missions en 2016 et 8 en 2017. Chaque mission dure 2 semaines. Jugend Rettet a donc navigué 30 semaines sur 104 possibles. Par conséquent, l’ONG a été absente environ les trois quarts du temps de la zone de sauvetage.

Financement: la fable des dons privés

Selon sa communication, l’achat du navire a coûté 150000 euros (certains articles de presse parlent de 135000), sa conversion en navire de sauvetage et les frais de fonctionnement pour un mois ont coûté 80000 euros.

Jugend Rettet insiste sur le caractère indépendant de son initiative qui repose uniquement sur des dons privés. Elle entretient la confusion entre « privé » et « particulier » comme nous allons le voir afin de permettre une communication autour d’une « initiative citoyenne ».

Au 21 février 2016, alors qu’elle n’avait pas encore acheté de navire, l’ONG publiait un premier bilan de ses levées de fonds. Les recettes s’élevaient à 21650 euros, les dépenses à 3648 euros. 18000 étaient donc disponibles.

Il convient de relever que sur son site internet l’ONG affirmait disposer de 24000 euros…

Moins de trois mois plus tard, Jugend Rettet achète son navire pour une somme 7 à 8 fois supérieure et dispose de 80000 euros pour ses premiers frais de fonctionnement.

Comment est-ce possible?

Tout simplement grâce à l’aide d’une fondation et d’un mécène. La fondation est Kreuzberger Kinderstiftung, une organisation d’aide aux enfants défavorisés, basés dans le quartier turc et « alternatif » de Berlin. Le mécène est le créateur et le financier
de la fondation, Peter Ackermann. Celui-ci âgé aujourd’hui de 79 ans est un ancien avocat et homme d’affaires, investi depuis longtemps dans le développement en Afrique et la défense des droits de l’homme.

C’est donc Peter Ackermann qui a accordé un prêt pour l’achat du navire rendant celui-ci possible. Les conditions de ce prêt ne sont pas connues. Certains articles de presse parlent d’un don mais cette information semble inexacte. Elle est, en tous les cas, contredite par la communication officielle de la fondation. Outre le versement de ces 150000 euros, celle-ci a versé 4000 euros de subvention à Jugend Rettet.

Sans ce soutien, Jugend Rettet aurait été incapable de disposer d’un navire en 2016 ce qui aurait, peut-être, signé la fin du projet. En conséquence, les déclarations de l’ONG sur son financement relèvent de la pure communication. Ainsi, et par exemple, affirmer comme elle le fait qu’aucun sponsor ou particulier ne représente plus de 10 % de son budget n’est exact que si l’on parle de dons et que l’on oublie le prêt décisif de 150000 euros.

Les levées de fonds auprès des particuliers contredisent également la communication sur Jugend Rettet « initiative de la jeunesse par la jeunesse ». Ainsi, la collecte de la semaine du 9 novembre 2015 indique un don moyen de 382 euros (pour un total de 6500 euros provenant de 17 donateurs), ce qui est extrêmement élevé pour une levée de fonds. Nous nous trouvons clairement devant des donateurs aisés et donc d’un certain âge.

À tout cela, il convient d’ajouter les aides en nature, et notamment en communication, qui seules ont permis la réalisation du projet. Ainsi, la levée de fonds de mars-avril 2015 de 80000 euros a été possible grâce à un passage promotionnel sur la ZDF (2e chaîne publique de télévision allemande). Mais ce n’est là qu’un exemple des très nombreuses aides apportées par des entreprises ou des personnalités comme nous allons le voir.

Des soutiens « people » qui touchent tout le public allemand

De nombreux acteurs et animateurs de télévision ont apporté rapidement et régulièrement leur soutien. Parmi eux, citons:

  • Jan Böhmermann, animateur de télévision, humoriste et comédien, célèbre en Allemagne notamment pour ses sketchs controversés, et Feine Sahne Fischfilet, groupe punk. L’animateur et le groupe ont mis aux enchères à grand renfort de publicité des prix artistiques qu’ils venaient de recevoir et versé ainsi 5000 euros.
  • Mirko Drotschmann, animateur d’émission pour enfants sur la ZDF, « youtubeur » engagé contre le racisme lors d’une campagne de communication en 2015, a apporté sa notoriété auprès de la jeunesse.
  • Jan Josef Liefers, comédien et chanteur, a participé au clip vidéo de l’ONG.
  • Armin Rohde, comédien connu en Allemagne, et Maria Furtwangler, célèbre pour son rôle dans la série policière Tatort, ont également manifesté leur soutien public.

Cette liste n’est pas exhaustive. Mais Jugend Rettet a disposé d’autres types de soutiens sans lesquels, là encore, leur projet n’aurait pu se réaliser ou, à tout le moins, ne l’aurait pas été aussi rapidement.

Des soutiens activistes de la première heure

Harald Zindler est un des co-fondateurs de Greenpeace en Allemagne. Il est très connu pour son action en 1980 contre le déversement par les plates-formes pétrolières de la mer du Nord d’acide sulfurique et des métaux lourds. On le retrouve dès novembre 2015 aux côtés de l’ONG pour l’assister dans la sélection d’un navire. Il n’est pas le seul activiste de Greenpeace à apporter son expertise puisqu’il amène Albert Kuiken, un ancien commandant de bateau. Le magazine de Greenpeace consacrera d’ailleurs un long article publicitaire à cette visite.

Cependant, pour des raisons inconnues, Zindler cessera d’apporter son aide à Jugend Rettet. L’explication donnée est floue et évoque un « désaccord » quant à l’orientation du projet.

À ces activistes, il faut ajouter un soutien et des liens politiques situés à gauche voire à gauche de la gauche.

Des liens et soutiens politiques qui contredisent la thèse d’une ONG neutre

Jugend Rettet refuse officiellement tout soutien politique. Cependant, les polos de l’organisation dont les bénéfices servent à financer les actions sont en vente sur un site d’extrême-gauche « antifasciste », http://www.diraction.org. Le site Jugend Rettet met en ligne un lien vers cette plate-forme de vente. Sur la même ligne politique, on retrouve le groupe punk Feine Sahne Fischfilet qui a mis en ligne des vidéos de soutien, certains de ses membres portant des polos « antifa » et autres messages véhiculant une idéologie extrémiste. Le club de football « antifasciste » de Sankt Pauli, connu pour regrouper des supporters d’extrême-gauche violents, a également apporté son soutien à Jugend Rettet.

On remarque également, parmi la liste officielle des sponsors (et désignés ainsi), l’organisation Netzwerk Politische Bildung, un réseau fondé en 2000, pour « promouvoir les valeurs de la sociale-démocratie » dans le milieu scolaire.

Enfin, dans sa communication officielle, Jugend Rettet se félicite du soutien du mouvement de jeunesse des Verts (Grüne Jugend), de la gauche (Linksjugend) et des sociaux-démocrates (Jusos in der SPD) et de leur engagement en faveur des migrants et contre la politique européenne.

Au vu des éléments précédents, il n’est donc pas surprenant que l’ONG ait communiqué en décembre 2017 lors des élections générales allemandes sur le fait que ses militants participaient à des rassemblements anti-AFD, mouvement populiste de droite hostile à l’immigration.

Pour autant, activistes ou militants n’ont pris qu’une part minime dans le développement de Jugend Rettet. Si Peter Ackermann a permis sa réussite, certains sponsors ont complété très largement par leurs dons en nature l’achèvement du projet.

De nombreux et influents sponsors

Jugend Rettet met systématiquement en avant sa totale indépendance financière grâce à ses seuls « dons privés ». Or, elle dispose aussi et surtout du soutien de très nombreuses entreprises et organisations professionnelles. L’ONG consacre d’ailleurs une page de son site à encourager les « sponsors », qu’elle distingue explicitement des donateurs, à mettre en place un virement financier mensuel. Ces sponsors sont officiellement au nombre d’une quinzaine. Citons:

• Santinis Production. Cette agence de spectacles aide à « recueillir des fonds » depuis l’automne 2015.
• Printproduction, société de conception et de fabrication d’emballages.
• Falkun Films, une société de production basée à Malte et qui a notamment réalisé un documentaire controversé sur la gestion politique de l’île depuis 1948.
• Jugendpress Deutchsland, organisation de jeunes journalistes.
• Garmin, entreprise américaine spécialisée dans la vente d’équipements GPS, organisateur d’événements en Europe.
• Peter Schmidt Group, principale entreprise de design en Allemagne qui a, par exemple, pour client la Deutsche Bahn.
• Diverses entreprises du secteur maritime: SeaServ, Kloskagroup, Raymarine ont également sponsorisé. Cela a permis notamment de payer la peinture du navire ainsi que 10 radeaux de sauvetage d’une valeur de 35000 euros.
• En septembre 2016, l’entreprise « sociale » Humanity Tee annonce verser 60 % de ses bénéfices sur ses ventes directes de t-shirt à Jugend Rettet (selon d’autres communications, il s’agit parfois de 50 % parfois de 80 %).
• Un colloque financé par la GLS Bank invite Jakob Schoen à venir faire la promotion de Jugend Rettet à l’université de Bochum.
• Le studio Flox, entreprise de création de jeux vidéo et d’animation, soutient en réalisant gratuitement un clip vidéo.
• La formation maritime des équipes a été assurée par l’ONG Seewatch à bord de son navire Thor Heyerdahl.
• Un festival artistique a reversé 50 % de ses entrées.

À cette liste, on peut ajouter des associations caritatives :
• Actionmedor, cette puissante œuvre sociale allemande a fourni les médicaments et divers matériels sanitaires.
• Rainbow4africa, une ONG italienne basée à Turin, a fourni l’équipe médicale embarquée.
• Une fédération d’un sport proche de l’aviron a fourni les gilets de sauvetage.
• Des groupes Rotary ont invité l’ONG à leurs soirées permettant ainsi des levées de fonds auprès de leurs membres.

Très rapidement, Jugend Rettet est homologuée par Initiative Transparente Zivilgesellschaft (ITZ) dont les exigences de publication (statuts etc.) permettent – en théorie – d’assurer au public la crédibilité, la sincérité d’un projet caritatif, et donc de lui apporter aussi une notoriété. À noter au passage que le conseil d’administration de la branche française d’ITZ compte en son sein, parmi d’autres profils similaires, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, ancien commissaire européen. La branche internationale est financée par l’Open Society de Georges Soros. Quant à la branche allemande, elle a tout simplement été fondée par un ancien directeur de secteur de la
banque mondiale, Michael Wiehen.

Autant de dons en nature dont la valeur dépasse vraisemblablement le montant des dons en numéraire des particuliers.

Une communication efficace et polémique

La communication de Jugend Rettet est particulièrement efficace. L’extrême jeunesse et l’inexpérience de ses membres sont transformées en atout. Aider ceux qui aident est un argument en permanence sous-jacent dans la communication de l’ONG presque aussi important que l’aide aux migrants.

Jugend Rettet baptise chacune de ses missions d’un nom symbolique. Si les sept de l’année 2016 renvoyaient à une vision idéologique et politiquement correcte (1re: « Solidarité », 2e « Égalité », 4e « Humanité », 7e: « Diversité »…), les huit missions de 2017 portent, elles, pour la plupart les noms de responsables de l’Union européenne mis ainsi au pilori médiatique par l’organisation. À chaque fois, celle-ci communique en écrivant – et en publiant – à la personnalité. Ainsi, Donald Tusk, président du Conseil européen, se voit reprocher de légitimer « la droite et son discours anti-réfugiés ». Dimitris Avramopoulos, commissaire européen aux affaires intérieures, se voit pour sa part accuser que l’Europe ne mette pas en place des « itinéraires d’entrée (en Europe) légaux et sûrs ».

La mission Hirsi Jamaa, du nom d’un Somalien ayant fait condamner l’Italie par la Cour européenne des droits de l’homme, suite à son renvoi en Libye en 2009 par des garde-côtes italiens, est l’occasion pour Jugend Rettet de mettre en accusation l’Union européenne qui « accepte sciemment les violations des droits de l’homme commises par les garde-côtes libyens » et qui refusent « d’assumer ses responsabilités dans les morts de migrants » en Méditerranée.

Une campagne de communication efficace et dynamique a été également mise en œuvre en septembre 2017 alors que le Iuventa, le navire de l’organisation, était retenu par les autorités italiennes. En Allemagne comme dans de nombreuses villes d’Italie, de Malte ou de Grèce, des groupes de militants se sont photographiés devant des statues préalablement équipées de gilets de sauvetage. « Sauver des vies n’est pas un crime, libérez le Iuventa » était le slogan d’une campagne qui, jouant sur l’indignation, a permis à Jugend Rettet de transformer de nombreux sympathisants en militants.

Une mise en accusation systématique de l’Union européenne

Dès sa création, Jugend Rettet s’illustre par une communication agressive envers l’Union européenne. Dès 2015, son affiche « L’Europe tue » (en refusant d’ouvrir ses frontières) se retrouve dans toutes les actions de l’organisation.

On retrouve cette obsession dans toutes les communications ou déclarations faites à la presse. Ainsi, le 22 mars 2017, au Huffington Post Allemagne, Lena Waldhoff déclarait :
« L’attitude de l’UE est bien pire pour moi que les scènes dramatiques que j’ai vécues en mer. » Même tonalité chez le porte-parole Titus Molkenbur, le 11 octobre 2017 dans une interview à sonders-minds.com: « Nous devons comprendre que la migration est directement liée à notre mode de vie et à notre exclusion des pauvres du sud. » Le site internet de l’organisation affirme depuis trois ans: « Nous n’arrêterons pas de critiquer la logique mortelle de la politique migratoire européenne. » Plus excessifs dans la forme mais pas dans le fond, les militants de Bonn organiseront le 3 novembre 2017 une action sur le thème « Oui, à la liberté de mouvement, non à la déportation. »

Jugend Rettet au centre de nombreuses polémiques

En juillet 2017, l’organisation est accusée par le ministre de l’Intérieur de l’Allemagne, Thomas de Maizière (CDU), de masquer volontairement sa position afin d’échapper ainsi au contrôle des garde-côtes. Jugend Rette réfute totalement cette allégation.

Le 2 août 2017, Iuventa, le navire de l’organisation, est saisi par l’Italie à Lampedusa dans le cadre d’une enquête ouverte en octobre 2016 par le parquet de Trapani sur la foi de deux témoignages de policiers dont l’un est embarqué sous « couverture » à bord du navire de l’ONG Save the children. Le Iuventa est sur écoutes depuis le mois de mai. Les policiers accusent l’organisation d’entrer en contact avec les passeurs et d’avoir au moins par une fois ramené une de leurs barques en bois afin que ceux-ci puissent à nouveau l’utiliser. Accusation démentie par l’ONG qui précise que le jour du supposé acte complice, le Iuventa était sur place à la demande des garde-côtes italiens et que la barque n’a été tractée que sur une faible distance afin de l’éloigner du Iuventa. Selon l’ONG, cette affaire est une mesure de rétorsion suite à son refus de signer le « code de bonne conduite » que l’État italien souhaitait alors imposer aux ONG (avec notamment l’obligation d’embarquer des policiers à bord des navires).

Le 19 septembre 2017 a lieu la première audience à Trapani. L’organisation demande à récupérer son navire et des excuses publiques de l’État italien. Le 22 septembre, le tribunal décide de ne pas rendre le navire bien que ni Jugend Rettet ni un de ses membres ne soient poursuivis. L’ONG fait aussitôt appel devant la cour de Rome. Début mars 2018, aucune décision n’a encore été rendue. Durant les six mois de privation de navire, Jugend Rettet s’est peu à peu muée en organisation de défense des migrants sur le sol allemand.

Rapport FENL (2018). Les ONG dans la crise des migrants en Méditerranée centrale (2014-Mai 2018). Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés.

Lire aussi :
Les ONG dans la crise des migrants
1) Préface de Nicolas Bay (FENL)
2) Résumé exécutif
3) Proactiva Open Arms
4) SOS Méditerranée
5) Mission Lifeline
6) Sea Watch
7) Jugend Rettet

#jugendrettet #opensociety #clandestin #immigration #trafique

Migrant crisis: Jugend Rettet, « the youth who save ». German organization, based in Berlin, launched in May 2015 and administratively registered in October of the same year. A smaller balance sheet than most other NGOs. Effective and controversial communication. Funding: the fable of private donations. Systematic indictment of the European Union. Jugend Rettet at the center of many controversies

Mouvement National-Démocrate (MND)

Vincent Vauclin appelle les patriotes français au sursaut. Il annonce la parution de son nouveau livre et la fondation du Mouvement National-Démocrate (MND).

« Tous les voyants sont au rouge. La sortie de route n’est plus qu’une question de temps. C’est toute une société qui est sur le point de déraper pour venir percuter le mur du réel et achever d’y consumer ses utopies. Que s’est-il passé ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Une correction de trajectoire est-elle encore possible ? Les questions se bousculent mais les réponses se font rares. Pourtant, chacun sent bien que la rupture est inéluctable et que le basculement est proche… »

Prix : 12 euros – Format : 11×17 cm (poche) – 152 pages
ISBN : 978-2-9534837-5-8

#mnd #nationaldemocrate #vincentvauclin #nationalisme #democratie

Vincent Vauclin calls on the French patriots to jump. He announced the publication of his new book and the founding of the National Democratic Movement (MND).

Les ravages du progressisme

Les ravages du progressisme : Le progrès est l’idée d’une amélioration de la situation vécue, le progressisme est l’idée que la déviance nous amènera vers une situation inconnue mais meilleure, c’est un postulat qui nous renferme à nouveau dans l’idée d’évolution de l’humain dans la société, en avant vers des modes de vie de plus en plus instables où l’envie primaire, celui du bas-instant animal, dénuée de réflexion et de morale devient une norme sociale valorisée par le régime républicain au nom du droit à la différence et à l’existence de la minorité visible, de part sa pratique sexuelle ou de son identité génétique. L’idéologie progressiste est nuisible aux aspirations d’une communauté nationale soudée. Cette déviance détruit les ordres naturels.

#progressisme #deviance #societe #progres #stable

The ravages of progressivism: Progress is the idea of an improvement in the lived situation, progressivism is the idea that deviance will bring us to an unknown but better situation, it is a postulate which encloses us again in the ‘idea of human evolution in society, moving forward towards increasingly unstable lifestyles where the primary envy, that of the animal low-moment, devoid of reflection and morality, becomes a social norm valued by the republican regime in the name of the right to be different and to the existence of the visible minority, through its sexual practice or genetic identity. Progressive ideology is detrimental to the aspirations of a united national community. This deviance destroys natural orders.

Avec le Franc, les taux changent ?

8. Si seulement j’avais des économies ! J’ai un prêt et mon compte est dans le rouge. Est-ce que les versements augmenteront ?

Non, l’immense majorité des prêts est à taux fixe (et donc ne changent pas) ou à taux variable lié au taux Euribor qui est une moyenne européenne. Dans les deux cas, un changement de monnaie par un pays n’aurait pas de conséquences, au contraire, vu que même le prêt sera converti en une nouvelle monnaie comme tous les contrats internes à un pays, si une inflation modérée venait à se produire (chose qui n’était pas donnée pour acquis, comme on avait coutume de dire avant) ce serait très avantageux pour ceux qui ont prêt car la partie restant à payer diminuerait progressivement.

id-foundation (2016). Assez de l’euro ! Une question par jour pendant un mois. Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés. Bruxelles.

Lire aussi :
1. L’euro est-elle la cause principale de la crise ? Pour quelles raisons ?
2. Sans l’euro, deviendrions-nous tous riches ?
3. Si nous quittons l’euro, sortons-nous également de l’Europe (de Maastricht) ?
4. Récupérerons-nous notre ancienne monnaie ? encore la même valeur qu’en 2001 ?
5. Si nous convertissons la nouvelle monnaie à égalité avec l’euro, est-ce que cela changera quelque chose ?
6. Y-aura-t’il de l’inflation ? Devrons-nous faire nos courses avec des billets de banque qui ne valent rien ?
7. Mes économies seront-elles divisées par deux ? Est-ce que la dévaluation me fera devenir plus pauvre ?
8. Si seulement j’avais des économies ! J’ai un prêt et mon compte est dans le rouge. Est-ce que les versements augmenteront ?

#euro #europe #pret #franc #taux

If only I had some savings! I have a loan and my account is in the red. Will the payments increase? No, the vast majority of loans are at a fixed rate (and therefore do not change) or at a variable rate linked to the Euribor rate, which is a European average. In both cases, a change of currency by a country would have no consequences, on the contrary[…]

Gauche radicale et violences en Europe

Gauche radicale et violences en Europe

Repères

21 NOVEMBRE 1981
Création à Hanovre de la première organisation “antifa” à l’échelle de la RFA. Cette création se fait à l’initiative du Kommunistischer Bund (Ligue communiste).

1ER ET 2 OCTOBRE 1983
Incidents de Fallingbostel (Basse-Saxe). 2 500 militants d’extrême-gauche, autonomes et “antifas”, tentent d’attaquer le congrès du NPD, organisation d’extrême droite. Violents affrontements avec la police. Près de cent blessés. La “bataille” de Fallingbostel est un des mythes “guerriers” fondateurs du mouvement “antifa” en Allemagne. À cette occasion, la mouvance précise ce qu’est l’antifascisme : “c’est le système tout entier”, comprendre la République fédérale d’Allemagne, le monde capitaliste…

SEPTEMBRE-OCTOBRE 1985
À Francfort-sur-le-Main puis partout en RFA, violentes scènes de guérilla urbaine opposant au total plus d’un millier d’autonomes à la police. Rues saccagées, banques et commissariats attaqués.

FÉVRIER 1987
Arrestations de Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joêlle Aubron et Georges Cipriani, membres de la branche “communiste libertaire” d’Action Directe. Action Directe, produit terroriste des années post-68, aura commis entre 1979 et 1987 80 attentats et assassinats.

NOVEMBRE 1987
Lors d’une manifestation d’autonomes contre l’extension de l’aéroport de Francfort, deux policiers sont abattus.

MAI 1988
Manifestation en Thuringe devant la maison d’un responsable d’extrême-droite de 1 500 militants d’extrême-gauche dont 500 Black-blocs.

JUIN 1989
Arrestation de quatre militants autonomes allemands accusés d’avoir perpétré en six ans “des incendies criminels sur la propriété de ses adversaires politiques ainsi que de personnes et organisations qu’ils considéraient comme des représentants de l’État”.

NOVEMBRE 1989
Importante manifestation d’extrême gauche “antifa” à Göttingen en Basse-Saxe suite à la mort d’une militante tuée accidentellement par la police. 15 000 militants défilent. Le centre de la ville est saccagé, la police est attaquée à coup de cocktails Molotov.

DÉCEMBRE 1991
Un Black bloc casqué de 800 militants défile contre “le fascisme et la terreur policière” à Göttingen.

4 AVRIL 1992
Assassinat à Berlin d’un militant de droite radicale poignardé par un commando de jeunes turcs et kurdes d’Antifa Gençlik.

1993-1994
Nombreuses manifestations “antifascistes” avec un Black bloc qui dégénèrent. En juillet 1994, 17 militants de l’Autonom Antifa (plus tard au total 32) sont inculpés de constitution d’organisation criminelle et poursuivis également pour la promotion de la Fraction Armée Rouge, le groupe terroriste d’extrême-gauche alors en activité. La procédure sera abandonnée en 1996. Mais les restrictions mises en place sur les organisations de manifestations publiques rendent à l’avenir très dangereuses juridiquement la constitution de Black bloc.

OCTOBRE 1994
À l’issue du braquage d’une pré-fourrière destiné à s’emparer des armes des gardiens, deux militants autonomes français, Audry Maupin et Florence Rey, tuent trois policiers, un chauffeur de taxi et blessent six autres personnes durant une course poursuite. Audry Maupin est tué dans l’ultime fusillade, Florence Rey est condamnée à vingt ans de prison,
elle en fera quinze.

OCTOBRE 1997
Arrestation préventive de 800 activistes d’extrême-gauche pour empêcher des manifestations en Thuringe. 400 autres sont incarcérés par la suite durant 36 heures.

20 AVRIL 1998
Annonce d’auto-dissolution de la Rote Armee Fraktion. En trente années d’existence, la RAF aura commis une trentaine d’assassinats “politiques” et mobilisé près d’une centaine d’activistes entrés dans la clandestinité.

MAI 1999
3 000 manifestants d’extrême gauche dans les rues de Cologne pour protester contre le sommet européen censé incarner “la forteresse Europe” et le refus de l’immigration.

13 OCTOBRE 1999
Arrestation d’un des deux membres du groupe terroriste marseillais Francs-tireurs partisans à son domicile. Avec son complice arrêté peu après, ils étaient les auteurs de onze attentats ciblant le Front National entre 1991 et 1998.

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1999
Affrontements à Seattle (E-U) à l’occasion d’une réunion de l’OMC entre un Black Bloc et police.

JUIN 2000
Sommet du FMI et de la Banque mondiale à Prague. Des militants d’extrême gauche parviennent à entrer dans le Palais des congrès. Nombreuses violences.

DÉCEMBRE 2000
Sommet de l’Union Européenne à Nice. Ville bloquée.

JUIN 2001
Sommet de l’Union Européenne à Göteborg. Attaques violentes, la police doit répliquer à balles réelles. Le même mois, la Banque mondiale renonce à se réunir à Barcelone faute de garanties pour la sécurité de son sommet.

JUILLET 2001
Réunion du G8 à Gênes. Ville en état de siège. Un manifestant abattu par la police.

MARS 2006
Manifestations et occupations d’universités contre le CPE. Occupation le 10 mars de la Sorbonne entraînant vandalisme et violence. Le 16 mars, très violents affrontements devant la Sorbonne entre autonomes et forces de l’ordre qui font près de 100 blessés dans les rangs de celles-ci. 187 interpellations. Le 23 mars à l’occasion d’une nouvelle mobilisation étudiante et lycéenne, des bandes issues de l’immigration extraeuropéenne s’en prennent à de jeunes manifestants en raison de leur apparence de “blancs”, les volant, les frappant.

JUIN 2007
Sommet du G8 à Rostock (Mecklembourg-Poméranie). 25 000 manifestants dont un Black bloc de 2 000 militants. Un millier d’arrestations.

7 ET 8 NOVEMBRE 2008
Quatre sabotages ont lieu sur des lignes TGV en France, deux semaines après un premier sabotage sur la ligne Strasbourg Paris. Des actions similaires ont lieu au même moment sur le réseau allemand. Le 10 novembre 2008, ces actions sont revendiquées en Allemagne et dédiées à la mémoire d’un militant anti-nucléaire, Sébastien Briat, mort en 2004. Le 11 novembre, la police interpelle une vingtaine de militants autonomes. C’est le début de l’affaire du “groupe de Tarnac” qui se terminera en avril 2018 par la relaxe de la principale figure Julien Coupat, l’accusation de terrorisme ayant été définitivement abandonnée en 2017.

AOÛT 2009
Création de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à l’issue d’un “camp climat”. Les occupants appartiennent à toutes les variantes de la gauche radicale. La ZAD n’étant pas encore à “défendre” concrètement, les éléments violents sont, pour l’essentiel, absents de cette population.

2012
À l’automne, tentative de la nouvelle présidence socialiste d’évacuer la ZAD. Un échec qui encourage le mouvement “zadiste” à créer d’autres “zones” en France.

5 JUIN 2013
Mort à Paris du militant “antifa” Clément Méric tué par un membre d’un groupuscule de droite radicale suite à une rixe comme il en oppose régulièrement ces deux mouvances.

25 ET 26 OCTOBRE 2014
Violents affrontements sur le site du barrage de Sivens entre gendarmes et zadistes dont plus d’une centaine d’autonomes qui attaquent les forces de l’ordre avec des engins incendiaires. Un manifestant, Rémi Fraisse, militant occasionnel n’appartenant pas à la mouvance autonome, est tué par une grenade offensive.

MARS 2015
Réunion de la Banque mondiale à Francfort. 6 000 militants d’extrême-gauche affrontent la police. 7 voitures de police brûlées, 200 blessés, 500 arrestations.

JUILLET-AOÛT 2015
Encadrés par des militants No Border anglais et néerlandais, plusieurs centaines de clandestins partis de Calais tentent de faire irruption plusieurs nuits de suite dans le tunnel sous la Manche. Dans la nuit du 2 au 3 août, 700 y parviennent avant d’être délogés, épisode donnant lieu à de nombreuses violences. Le 3 octobre, nouvelle intrusion dans le tunnel de 110 clandestins à l’instigation des No Border. En novembre, de violents affrontements ont lieu dans la “jungle” de Calais entre forces de l’ordre et plusieurs milliers de clandestins. Le gouvernement socialiste met en cause les No Border comme ferment de révolte et encadrement.

23 JANVIER 2016
Manifestation à Calais de 2 000 militants de gauche radicale et de nombreux clandestins qui donne lieu à des actes de vandalisme et de violence ; le port est pris d’assaut par 150 individus. En février, un nouveau “démantèlement” de la “jungle” de Calais donne lieu à de violents affrontements entre CRS et militants renforcés de clandestins.

MAI 2016
Dans le cadre des manifestations contre la loi “Travail” du gouvernement socialiste, un véhicule de police est incendié, un des gardiens de la paix agressé, quai de Valmy à Paris. Les militants interpellés dans cette affaire appartenaient à la mouvance libertaire et, ce jour-là, étaient membres d’un Black Bloc.

AOÛT 2017
Fermeture par l’État allemand de linksunten.indymedia.org suite à des appels à la violence publiés sur le site. Lors de la perquisition, la police saisira des armes blanches.

AVRIL-MAI 2018
Évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes grâce à l’utilisation de moyens importants (1 800 policiers et gendarmes, des véhicules blindés).

MAI 2018
Parution d’un guide “antifa” titré “Riot Maker” appelant à l’émeute et à la violence contre le prochain congrès de l’AFD en Bavière. À l’intérieur du guide figurent des techniques de fabrication de cocktails Molotov ou de planches cloutées, comment couper une route avec des pneus enflammés…

19 SEPTEMBRE 2018
Mort d’un militant écologiste en lutte contre “l’injustice climatique” sur la ZAD de Hambach occupée depuis six ans pour stopper la déforestation et l’exploitation de lignite sur le site. La version officielle évoquant un accident est contestée par les zadistes qui s’interrogent sur le rôle exact de la police.

24 NOVEMBRE 2018
Apparition des premiers militants de gauche radicale dans les cortèges de Gilets jaunes, confirmée par une présence plus massive lors des violences sur Paris du 1er décembre suivant.

5 JANVIER 2019
Le ministère du porte-parole du gouvernement est attaqué par des individus masqués, la porte est enfoncée, un véhicule est incendié dans la cour. Sans que la chose puisse être affirmée de façon certaine, les soupçons se portent sur la mouvance libertaire, autonome et Black bloc. Quelques semaines plus tard, parmi les suspects interpellés figurent un membre de la CGT connu pour son engagement “antifa” et un militant anarchiste.

7 JANVIER 2019
Un député de l’AFD est violemment agressé par des inconnus à Brême.

19 JANVIER 2019
Durant une manifestation de Gilets jaunes, un reporter de l’agence LCD News est lynché par une dizaine de militants “antifas” du groupe Action Antifasciste Paris-Banlieue qui lui reprochent d’être proche de “l’extrême droite”. Frappée à coups de bouteille et de pied de biche, la victime sortira de l’hôpital avec 45 jours d’ITT.

9 FÉVRIER 2019
Lors de “l’Acte XIII” des Gilets jaunes, de très nombreuses violences ou dégradations de biens ont lieu. Le Ministère de l’Intérieur met en cause “l’ultra-gauche”. Un individu fiché pour son appartenance à cette mouvance et pour avoir déjà commis des délits de ce type est arrêté après qu’il ait brisé les vitres de nombreuses banques et incendié des véhicules de particuliers, de la police ou de l’armée.

BAY, Nicolas (2019). Gauche radicale et violences en Europe. Rapport édité par la Fondation Identité et Démocratie.

Lire aussi :
1) Revue d’effectif de la gauche radicale française
2) Une violence répartie sur trois cibles principales
3) La violence de la gauche radicale
4) Violence et justifications de la gauche radicale
5) Violence une fascination constitutive du militantisme de gauche radicale
6) Mythes guerriers contemporains dans la Gauche radicale
7) La méthode Black bloc devient un mythe
8) Gilets jaunes, suspicion, récupération, révolution ?
9) La prison, lieu de violence, enjeu de pouvoir
10) Convergences radicales avec les quartiers populaires
11) La frontière comme lutte centrale
12) La ZAD, espace de résistance, lieu de violences
13) La ZAD et le combat pour la Justice Climatique
14) L’antispécisme, violence dans les assiettes
15) Conclusion
16) Repères

#violence #gaucheradicale #antifa #agression #reperes

Radical left and violence in Europe: Landmarks: NOVEMBER 21, 1981. Creation in Hanover of the first RFA-wide “antifa” organization. This creation is carried out on the initiative of the Kommunistischer Bund (Communist League). TO FEBRUARY 9, 2019. During “Act XIII” of the yellow vests, a great deal of violence or damage to property took place. The Interior Ministry calls into question the « ultra-left ».

Solidarité avec les nôtres

Aidons la famille Fichet dont la maison a été incendiée par des délinquants
Cagnotte solidaire organisée par Jean-Eudes Gannat
L’Alvarium, association identitaire d’Angers, centre communautaire d’actions sociales et culturelles

#solidarite #jeaneudesgannat #racailles #delinquant #angers

Solidarity with our people: Help the Fichet family whose house was set on fire by delinquents. Solidarity fund organized by Jean-Eudes Gannat. The Alvarium, identity association of Angers, community center for social and cultural actions

La chute de la république de France

1992 : France en 4ème position
2008 : France en 6ème position
2024 : France en 10ème position (projection)

Déplacement continental: les plus grandes économies du monde au fil du temps. Pays avec le PIB le plus élevé du monde en 1992, 2008 et 2024. Source : World bank & IMF. Statista.

#france #economie #chute #declin #statista

1992: France in 4th position. 2008: France in 6th position. 2024: France in 10th position (projection)

Sea Watch

Sea Watch, Une des deux plus anciennes ONG créées dans le cadre de la crise en Méditerranée

Cette organisation basée à Berlin a été créée par Harald Höppner. Ce chef d’entreprise qui approche les 50 ans, est propriétaire de deux magasins de vente de produits « ethniques » et de « style colonial » (sic) sous sa marque Guru-Shop. Né dans l’ancienne RDA, c’est cette appartenance qui l’a, selon ses déclarations à la presse, prédestiné à être sensible à la question des réfugiés. Il compare régulièrement le Mur de Berlin qui séparait l’ouest de l’est à la Méditerranée qui sépare le nord du sud. Cette comparaison est régulièrement reprise par la communication de l’ONG. En mai 2017, dans une interview donné à Deutschlandfunk son porte-parole comparait les garde-côtes libyens aux garde-frontières de RDA…

Rien de surprenant donc à ce que l’idée d’affréter un navire pour sauver des migrants en mer soit venue à Harold Höppner dès octobre 2014, dans le contexte des 25 ans de la chute du mur. Sa première action a été l’installation d’une « roue de la fortune » dans un parc berlinois. Chaque passant qui acceptait de lancer la roue devenait soit allemand, avec qui va de pair, soit un ressortissant d’un pays du tiers-monde, avec son cortège de misère et de danger. Selon Harald Höppner, ce modeste happening permettait à chaque lanceur de méditer un instant sur la chance ou la malchance d’être né à tel endroit.

Si l’on retient cette date de l’automne 2014, Sea Watch est, avec MOAS lancée quelques mois plus tôt, la plus ancienne ONG créée dans le cadre de la crise des migrants en Méditerranée.

Parmi les nombreuses autres personnalités investies dans Sea Watch, il faut citer Franck Dörner, ancien directeur général de Médecins Sans Frontières Allemagne, et Ruben Neugebauer, journaliste ayant couvert la guerre en Syrie et se définissant comme « allemand de hasard ».

Un des champions du sauvetage en Méditerranée

La position de Sea Watch sur sa propre action a considérablement évolué entre 2015 et 2018. En 2015, dans de nombreuses déclarations publiques, Sea Watch affirmait ne vouloir prendre à son bord sous aucun prétexte un seul migrant afin de ne pas s’exposer à l’accusation d’être des « passeurs » ou des « trafiquants ». L’organisation est depuis revenue sur cette position et embarque régulièrement des migrants à bord.

Le principal champ de sauvetage de l’ONG est les côtes libyennes. Cependant, une mission de cinq mois fin 2015 en mer Égée lui aurait permis de convoyer 5000 migrants.

Fin 2016, l’organisation affirmait avoir sauvé un total général, toutes zones concernées, de 20000 personnes. Fin 2017, ce montant passait à 35000. Si ce montant est exact, il fait de Sea Watch une des ONG ayant transporté le plus de migrants, loin devant Jugend Rettett ou même SOS Méditerranée.

Des levées de fonds considérables

Le trésorier de l’organisation est Holger Mag, un professionnel de la levée de fonds, employé d’une très importante fondation du Brandebourg spécialisée dans l’aide aux handicapés, mais aussi aux migrants, la Hoffnungstaler Stiftung.

Sur l’origine des premiers fonds qui ont permis à l’ONG de démarrer son activité, les sources donnent des informations diverses. Certaines évoquent 60000 euros de don personnel de Harald Höppner, d’autres 120000, certaines parlent de 60000 euros de dons d’amis. Pour sa part, le site internet de l’organisation affirme que la première mission a été assurée aux frais des fondateurs du projet, à savoir quatre familles du Brandebourg dont celle d’Harald Höppner. Les noms de ces trois autres familles ne sont pas donnés. L’achat pour 162000 euros du premier navire de l’ONG aurait donc été assuré par ce petit groupe.

Cependant, il semble que la première apparition médiatique d’Harald Höppner en avril 2015 dans l’émission télé très regardée de Günther Jauch aurait engendré 450000 euros de dons. Cette prestation a fortement marqué les esprits du public. Le fondateur de l’ONG intervenant en fin d’émission avait demandé une minute de silence pour les migrants en mer. Une polémique avait suivi, créant un « buzz’’ dont l’organisation avait profité pour étendre sa notoriété bien au-delà des téléspectateurs de l’émission. Ce sont donc vraisemblablement les dons intervenus suite à l’émission qui ont vraiment permis l’achat du premier navire. À tout le moins, ils ont permis à Harald Höppner de se rembourser des avances personnelles faites.

Selon la communication de l’ONG, ses dépenses de fonctionnement s’élevaient en 2016 à une moyenne de 55000 euros par mois, soit 660000 euros pour une année.

En 2018, Sea Watch prévoit un budget mensuel de 120000 euros, soit 1,44 million pour l’année, ce qui représente une augmentation de 118 %.

Il est difficile de croire que les 12000 donateurs revendiqués en mai 2017 (en cumul donc sur environ deux ans) ou les ventes de t-shirts de la boutique en ligne (très professionnelle) suffisent pour faire face à ces dépenses de fonctionnement. Ce sont donc les sponsors qui permettent sans doute d’assumer ces frais, leurs soutiens n’étant pas tous en nature.

Une liste impressionnante de sponsors

Près d’une soixantaine d’entreprises, d’organismes ou d’associations diverses soutiennent officiellement l’ONG. Il serait fastidieux d’en faire ici l’étude complète. On peut les distribuer en trois groupes.

La mouvance d’extrême-gauche

On y trouve, pêle-mêle, groupes de rap anti-police comme Ticktickboom ou de reggae pro-migrants comme Irie révoltés, mais aussi le club de football FC St-Pauli connu pour son engagement d’extrême-gauche. Plusieurs sites « antifa » sont également présents sur le site officiel de l’ONG, comme Discorder Rebels. Paradoxe, leurs emblèmes ou logos voisinent avec ceux de grandes entreprises, notamment travaillant dans le secteur bancaire, qui, elles aussi, soutiennent l’ONG…

Les entreprises

Celles-ci forment le gros des sponsors de l’ONG. Très logiquement, de nombreuses appartiennent au monde de la mer. Citons Hambourg Energy Trading qui a fourni gratuitement du carburant ou Jotun qui a fait don, deux années de suite, de la peinture nécessaire au bateau. D’autres ont fourni les cordages ou payé le transport des radeaux de sauvetage.

Une société française, Petzl, a fourni des casques et des lampes, une agence de graphisme, Brezel, a réalisé les visuels de l’ONG, l’agence de voyages Lenthin a offert les billets d’avion pour permettre aux équipes de se rendre à Lampedusa.

Certaines entreprises, dans des secteurs très variés puisqu’on y trouve aussi bien une société de cosmétique qu’un club privé chic de la région de Vienne, ont fait des dons en numéraire sans que leurs montants ne soient communiqués. Parmi elles, citons les plus importantes: Papier Karl, grosse entreprise de cartonnage de Bavière, J. Sollner fabricant de matériel médical ou encore RSU, société spécialisée dans la gestion du risque des crédits bancaires qui compte de nombreuses banques allemandes comme clientes. Sea Watch remercie cette dernière pour son « don exceptionnel ».

En revanche, le montant du don du cabinet international en conseil de gestion Detecon Consulting dont le siège est à Cologne est connu. 20000 euros ont été versés en décembre 2016, somme qui a permis d’importants travaux sur le navire de Sea Watch et assuré, selon l’ONG, la pérennité de son travail en mer en 2017.

La mission Moonbird dont nous parlons plus loin bénéficie également d’un soutien essentiel de la part de Vartan Aviation Group basé à Hambourg. C’est cette société qui grâce à un don de 30000 euros permet d’assurer en 2018 la maintenance des avions de reconnaissance de Sea Watch. Elle a recruté également des migrants africains et syriens, les aidant à se loger et à effectuer leurs démarches administratives. Les raisons de cet engagement ne sont pas inintéressantes à connaître car elles se placent dans la continuité du travail de communication des ONG. Chris Vartan, PDG du groupe, déclarait le 29 décembre 2017: « Grâce à notre travail dans l’aviation, de nombreuses personnes peuvent facilement traverser les frontières nationales. Le fait que les migrants n’aient pas ces opportunités et qu’ils doivent au contraire traverser la Méditerranée dans des conditions qui mettent leur vie en danger n’est pas tolérable. »

Les fondations, organismes, églises…

Hors du monde de l’entreprise, de nombreuses structures financent en nature ou par des dons l’ONG. On peut citer Kunstlichtblick, groupe culturel qui a lancé de nombreuses initiatives de soutien, mais aussi Bundesvereinigung Stressbearbeitung, qui dépend de l’État et a dispensé aux bénévoles de l’ONG des cours sur la gestion de stress en situation d’urgence.

Soutien très important et affiché, l’Église luthérienne de Bavière est en première ligne pour le soutien aux migrants. Elle aurait dépensé dans ce but plus d’un million d’euros dont 100000 euros pour Sea Watch. À noter que ce soutien financier de l’Église luthérienne contredit la communication de l’ONG qui prétend ne recevoir que des dons privés. Car, si le don de cette Église est d’apparence privé, il n’en reste pas moins que celle-ci, comme tous les cultes, est financée par l’État allemand via la levée d’un impôt spécifique. Sans ce soutien de l’État, il est à peu près certain que Sea Watch n’aurait pas reçu une subvention aussi élevée.

Un prix international loin des valeurs supposées de Sea Watch

Le 3 novembre 2015, Harald Höppner a reçu au nom de Sea Watch à Dubaï le Global Citizen Award. Ce prix d’une valeur de 25000 dollars lui a été décerné par la société Henley and partners, spécialisée dans la localisation des personnes et de leurs biens dans des paradis fiscaux. Implanté dans une trentaine de pays, Henley a son siège dans les îles Jersey. Parmi les membres du comité ayant choisi Sea Watch, on trouvait la présidente de Malte, la sénatrice française membre des Républicains Joëlle Garriaud-Maylam, de hauts responsables du World economic forum ou du UNHCR.

Dans ce contexte, il n’est pas douteux que le Global Citizen Award soit un élément de communication « charity business » d’Henley. Le journal Malta Today écrivait d’ailleurs à ce sujet le 22 mars 2015: « passports for the global rich, charity for the global poor » et donnait des chiffres. Henley verse à Malte 650000 euros pour avoir le droit d’éditer 1800 passeports maltais à des personnes « global citizen » de n’importe quelle autre nation.

En 2015, Henley annonçait aider le HCR à hauteur de 1 million de dollars, cette somme devant servir prioritairement à faciliter l’enregistrement des réfugiés.

Il est étonnant de voir l’ONU, via le HCR, prêter la main à cette communication pour des sommes relativement faibles au regard de leurs budgets. Il est encore plus surprenant de constater que Harald Höppner, très critique contre tout ce que peut représenter une société comme Henley, ait accepté ce prix. Il est à noter que la communication sur cette réception a été très discrète sur les réseaux sociaux de Sea Watch.

Pour conclure sur Henley, bien que parfois citée de façon défavorable par la presse d’opposition maltaise, aucune accusation sérieuse et étayée n’a pu être portée à son encontre. La société a notamment communiqué pour dénier tout rôle même indirect dans le meurtre d’une blogueuse maltaise anti-corruption Daphné Caruana Galizia.

Moins sujet à controverse, Sea Watch a reçu également en octobre 2017 le prix « Politiken 2017 » du nom du principal journal danois pour son action « en faveur des droits de l’Homme. » Le montant du prix était de 14000 euros.

Des moyens humains et matériels importants

Lancée par « quatre familles », l’initiative a vite pu s’appuyer sur 25 militants dès le début 2015. Elle affirme aujourd’hui disposer d’un « stock » de 500 volontaires que ce soit pour les missions en mer ou le militantisme en Allemagne.

Chaque mission en mer est précédée d’un entraînement de trois semaines. Les membres d’équipage sont soigneusement recrutés selon les compétences exigées par les postes. L’anglais (et non l’allemand) est la langue usuelle à bord des navires Sea Watch. Un « médiateur culturel » extra-européen est systématiquement à bord. C’est lui – ou elle – qui assure le premier contact verbal avec les migrants.

Le premier navire de Sea Watch était un chalutier de 21 mètres presque centenaire. Trop petit pour pouvoir transporter des migrants, il était destiné à la veille en mer et aux premiers secours. Le deuxième, Sea Watch, permettait, lui, le transport. Depuis 2017, un nouveau navire, long de 55 mètres, a pris le relais. Il peut, lui également, prendre à son bord plusieurs centaines de migrants.

Sea Watch a développé – et partage avec les autres ONG – une application qui permet de coordonner l’action de tous les navires humanitaires.

Plus original est Moonbird, une mission de reconnaissance aérienne en partenariat avec l’Initiative Pilote Humanitaire Suisse (IPH) fondée par le pilote Fabio Zgraggen. Depuis 2016, un avion Ikarus C42 (Cirrus SR22 à partir de 2017) permet de couvrir rapidement une vaste zone et de détecter ainsi plus tôt les embarcations en détresse. En 2017, Moonbird aurait ainsi identifié 119 « navires » et permis de sauver 1400 personnes pour lesquelles, sans son activité, il aurait été trop tard. Après une absence hivernale de plusieurs mois, Moonbird a repris le 1er mars 2018.

Une communication choc malgré des débuts difficiles

Sea Watch attache comme toutes les ONG une attention particulière à sa communication. Elle organise même des stages en « relations publiques » pour ses militants. L’organisation sait que l’ampleur des dons et donc sa pérennité dépend uniquement de sa communication. Celle-ci s’est peu à peu, après quelques déboires, professionnalisée. Parmi les échecs et les points faibles de cette communication, on peut relever une recension de la première mission « surjouée » (la moindre escale à Brest ou La Corogne étant présentée comme un évènement exceptionnel) et, surtout, l’affaire Michael Hoelzen. Ce journaliste embarqué le 15 juin 2015 à Lampedusa devait publier chaque jour un journal de bord repris par deux médias allemands. Dès le 19 juin, Sea Watch mettait fin à cette couverture, Michael Hoelzen ayant refusé de laisser l’ONG relire et corriger ses articles avant publication, cette dernière accusant le journaliste d’avoir publié de fausses informations – critiques – dans son premier article.

À l’été 2016, un membre polonais de Sea Watch a quitté l’organisation affirmant dans la presse que les gens de la mission « prenaient, en fait, des vacances à Lampedusa » et ne sauvaient personne. L’affaire relayée par la presse s’est éteinte au bout de quelques jours.

Sea Watch a marqué un grand coup médiatique en mai 2016 en publiant la photo du cadavre d’un enfant mort noyé. Comme pour la plupart des ONG, la mort joue un grand rôle dans sa communication. Ainsi, et par exemple, un concert de levée de fonds en juin 2015 est intitulé « un bateau contre la mort ». Il y a ainsi au gré des publications un va-et-vient permanent entre des images de vie, de rescapés, et des images de danger, de menaces ou de mort. Le but étant de déclencher le don du lecteur.

Outre son site internet, les réseaux sociaux classiques, Sea Watch a publié deux livres. L’un dès avril 2016 portait sur son action, l’autre était un livre de recettes de cuisine des migrants…

Le 11 mai 2017, Sea Watch a été impliqué dans un incident avec des garde-côtes libyens, ces derniers mettant en danger par leurs manœuvres l’équipage et les migrants en train d’être secourus, peut-être même faisant usage de leurs armes sur eux. Aussitôt, l’ONG a annoncé déposer plainte devant la cour internationale de justice contre la Libye et réclamé une enquête internationale afin « d’éclaircir le rôle de l’Europe » dans l’armement et la formation des garde-côtes libyens. Un incident du même type intervenu le 6 novembre de la même année, sans doute hors des eaux territoriales de Libye, a causé la mort de cinq migrants. Selon le gouvernement fédéral allemand, saisi par des députés de gauche, huit des treize membres de l’équipage libyen auraient reçu une formation dans le cadre d’un programme de l’Union européenne.

Une action également dans le champ politique

Contrairement à certaines ONG, Sea Watch développe sa communication également sur le terrain politique. Ainsi, le 26 février 2018, une délégation de l’ONG a remis une pétition signée par 14000 personnes – chiffre assez faible – à Michael Roth, ministre allemand des Affaires étrangères, en présence d’Eva-Maria Schreiber, député de Die Linke (gauche radicale alliée au niveau européen au PC français). La pétition demandait « de mettre fin aux violences contre les réfugiés perpétrées par les garde-côtes libyens et financées par l’Union européenne ». Le ministre a gardé dans son bureau la délégation durant une demi-heure, posant avec elle la pétition dans les mains.

Ces liens cordiaux avec le pouvoir en place, et sans aucun doute davantage avec la gauche allemande, vont logiquement de pair avec un engagement contre l’AFD, le mouvement populiste allemand. En octobre 2015, Harald Höppner a critiqué publiquement l’animateur télévisuel, Günther Jauch, le même qui lui avait permis d’accéder à la notoriété, pour avoir invité un représentant de l’AFD dans son émission. En février 2018, Sea Watch a apporté son soutien à un blogueur anti-AFD condamné par la justice suite à une action de ce parti.

Mais Sea Watch ne limite pas ses attaques publiques à l’AFD. Elle n’hésite pas à s’en prendre également à la CDU. Le 1er février 2018, elle a fustigé son refus du regroupement familial des migrants: « La CDU prétend que pour elle « la première et la plus importante de la communauté est la famille ». Malgré tout, la CDU a décidé aujourd’hui au parlement de limiter le regroupement familial pour les migrants. Vous comprenez? Nous, non. »

Une mise en accusation de l’Europe dans un but de lobbying

La mise en cause systématique de l’Europe en tant que bloc civilisationnel ou de l’Union européenne est une stratégie de Sea Watch clairement affirmée dans le but d’obtenir une évolution de la politique européenne sur la question des migrations : « nos actions visent à exercer une pression sur tous les acteurs de l’Union européenne ».

Sea Watch développe sur son site internet une notion très étendue du « demandeur d’asile : « nous sommes attachés au droit fondamental de la liberté de mouvement. Nous refusons de classer les réfugiés et les migrants sur la base d’un catalogue de motifs d’asile beaucoup trop restreint, d’autant plus que, dans de nombreux cas, il n’est pas certain que ces réfugiés seront effectivement reconnus comme tels (…) Nous luttons pour la mise en place immédiate de voies d’accès légales » à l’Europe.

L’ONG condamne « l’isolement de l’Europe » et même l’accuse d’être directement responsable des morts: « plus de 5000 réfugiés et migrants se sont noyés en Méditerranée ou sont toujours portés disparus selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces personnes ne sont pas victimes d’une catastrophe naturelle, elles meurent à cause d’une décision politique de les laisser se noyer en mer. »

Cette mise en cause de l’Europe touche parfois au ridicule. Ainsi, dans le dossier des migrants en mer Égée, Sea Watch a publié une vidéo dans laquelle elle affirme que « la plupart des migrants souffrent de troubles psychologiques » à cause de l’Europe qui tarde à statuer sur leurs demandes d’asile !

Rapport FENL (2018). Les ONG dans la crise des migrants en Méditerranée centrale (2014-Mai 2018). Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés.

Lire aussi :
Les ONG dans la crise des migrants
1) Préface de Nicolas Bay (FENL)
2) Résumé exécutif
3) Proactiva Open Arms
4) SOS Méditerranée
5) Mission Lifeline
6) Sea Watch

#seawatch #ong #clandestin #immigration #trafique

SeaWatch: This Berlin-based organization was created by Harald Höppner. This entrepreneur, who is approaching 50, owns two stores selling « ethnic » and « colonial-style » (sic) products under his Guru-Shop brand. Born in the former GDR, it was this membership that, according to his statements to the press, predestined him to be sensitive to the refugee issue. He regularly compares the Berlin Wall which separated west from east to the Mediterranean which separates north from south. This comparison is regularly taken up by the NGO’s communication. In May 2017, in an interview with Deutschlandfunk his spokesperson compared the Libyan coast guard to the border guards of the GDR

Rivarol – L’effrayante destruction du monde blanc et chrétien

Journal Rivarol – L’effrayante destruction du monde blanc et chrétien (n°3435 du 29 juillet 2020)

Éditorial : Le Rwandais était bien coupable ! ​Comme nous le subodorions dans notre précédent éditorial et comme les commentaires ahurissants de son avocat appelant à la miséricorde le laissaient supposer, le Rwandais de 39 ans chargé d’ouvrir et de fermer, en alternance avec six autres personnes, les portes de la cathédrale de Nantes, est bel et bien l’incendiaire de l’édifice.  […]
Billet hebdomadaire : Chronique de la France asservie et… résistante Ça se passe évidemment aux États-Unis, et c’est le site Breizh-info qui nous le raconte. Les Noirs sont structurellement fatigués. C’est ce qu’affirment deux Afro-Américaines qui ont trouvé un nouveau terrain de chasse au « racisme systémique » dont souffriraient les Noirs : celui du manque de sommeil. Et demandent en guise de réparation de l’argent… et du temps pour dormir.  […]

#jeromebourbon #presse #rivarol #blanc #chretien

Rivarol newspaper, national and European opposition weekly. The frightful destruction of the white and Christian world. Editorial: The Rwandan was guilty! Weekly post: Chronicle of enslaved and … resistant France

Vivre ensemble – ProjetKO

Vivre ensembleProjetKO
« Jamais je ne verrai sang de Français que mes cheveux ne se lèvent sur la tête »
En pratique, Axelle Dorier, 23 ans, a pu bénéficier de l’apport comportemental des fameuses « Chances pour la France ». Peinture vitrail et voiture Majorette pour les pneus…

#projetko #vivreensemble #mixite #coexister #axelledorier

Living together – ProjetKO. « I will never see French blood that my hair does not rise on the head » In practice, Axelle Dorier, 23, was able to benefit from the behavioral contribution of the famous « Chances for France ». Stained glass paint and Majorette car for the tires …

Franc, économies et dévaluation

7. Mes économies seront-elles divisées par deux ? Est-ce que la dévaluation me fera devenir plus pauvre ?

Bien évidemment que non. On ne peut pas donner une réponse unique parce que chacun a investi ses économies de manière différente, cependant il suffit de penser à des formes d’épargnes classiques telles que :

a) La maison. La maison est un bien réel, qui n’est donc pas « déprécié » en changeant de monnaie. Si demain nous adoptions une monnaie choisie au hasard, la maison resterait toujours ce qu’elle est et sa valeur serait simplement définie avec une nouvelle unité de mesure. Il faut donc exclure qu’une partie de la maison « soit perdue » ou que quelqu’un vienne monter un mur dans le salon pour le partager en deux. Il faut au contraire réfléchir sur le fait qu’une reprise de l’économie peut relancer le marché et augmenter la valeur de nos appartements. Au début, le prix des maisons dans des zones non « internationales » peut également baisser s’il est comparé à une autre monnaie, mais cela pourrait (éventuellement) léser, par exemple, un italien qui voudrait vendre sa maison en Italie pour en acheter une autre en Allemagne. Il est par contre évidemment absurde de penser que la valeur de la maison « oit réduite de moitié » en fonction du marché national. Des phrases du type: « une maison de 100m² perdra la moitié de sa valeur et avec le produit de sa vente on pourra à peine acheter une maison de 50m² » sont une erreur manifeste car même si par hasard notre maison était dévaluée, la valeur des autres maisons le serait également et rien ne change rait. La vente d’une maison de 100m² permettra encore d’en acheter une autre de même superficie. En tout cas, une reprise de l’économie même après une dévaluation bénéficie toujours à la valeur des biens immobiliers.

b) Les investissements dans des titres et dans des fonds. Les titres peuvent être d’actions et d’obligations, nationaux et étrangers, souvent acquis par l’intermédiaire de fonds d’investissement ou de gestions patrimoniales. Les actions, comme la maison, sont des biens réels qui ne dévaluent pas : si je détiens 10 actions d’une société qui représentent 10% de cette société, cela ne change pas quelle que soit la monnaie qu’on choisisse d’utiliser. Nous devons considérer les actions comme des parts de propriété : l’industrie dont on possède une part reste la même indépendamment du change de monnaie en circulation. Au contraire, il est probable que les actions des sociétés industrielles soient appréciées parce qu’une monnaie corrigée les rendrait plus compétitives. Les obligations et les bons du trésor par contre représentent une créance en argent et donc la monnaie dans laquelle ils sont libellés est importante. Les obligations étrangères ne seront pas concernées et resteront inchangées car le débiteur est étranger et donc si nous changeons de monnaie il ne le fera pas nécessairement lui aussi, donc le passage vers une nouvelle monnaie pourra augmenter la valeur de leurs détenteurs. Même discours pour les fonds d’investissement internationaux qui en outre, étant habituellement très diversifiés, auraient très peu d’impacts. Les bons du trésor et les obligations nationales seront par contre convertis dans la nouvelle monnaie mais ne perdront nécessairement pas du pouvoir d’achat car, comme nous l’avons précédemment rappelé, dévaluation ne signifie pas inflation et même le prix, une fois supprimée l’incertitude d’une banque centrale qui ne garantit pas pleinement les titres, pourrait en bénéficier. Ceux qui craignent en tout cas l’arrivée de l’inflation peuvent se protéger librement avec l’achat de titres indexés sur cette dernière.

c) Or et objets de valeur. Même dans ce cas il s’agit de biens réels pour lesquels la monnaie nationale choisie n’a pas d’importance. Une pièce de monnaie en or a la même valeur partout.

La vérité, c’est que l’euro dilapide les économies car la dépression fait dégringoler les valeurs et les prix, car ils sont accablés par les augmentations continues d’impôts, imposées par l’Europe et à présent avec la nouvelle menace du renflouement interne bancaire.

Après avoir utilisé des centaines de milliards pour sauver ses banques, l’Allemagne (avec l’accord des parlementaires européens et des gouvernements de nombreux pays complices ou ignorants) a imposé aux créanciers d’une banque en difficulté de payer : il s’agit en apparence d’un raisonnement fondé si ce n’est que les « créanciers » dans ce cas sont les épargnants, qui pourraient se voir expropriés de leurs biens investis dans des obligations bancaires ou même de l’argent déposé dans les comptes courants. Les pertes de la banque sont en fait comblées en prélevant sur les économies. Comme on l’a constaté à partir des premières expériences de cette nouvelle règle (totalement inattentives aux précédents désastres suite à la faillite de Lehman Brothers et de Washington Mutual) un système de ce type ne rassure pas du tout les épargnants qui n’ont pas les moyens de savoir si leur banque est sûre ou pas et risque de provoquer une véritable fuite des titres financiers et des dépôts. Le résultat est en tout cas destructif pour les économies qui risquent d’être expropriées par le renflouement interne ou décimées par l’effondrement des valeurs des titres, causé par la panique. Un système raisonnable devrait prévoir une garantie totale pour les économies non spéculatives, concédée par la banque centrale qui est chargée de la surveillance, en prévoyant en même temps des peines très sévères pour les banquiers coupables d’avoir criminellement dilapidé de l’argent.

L’euro ne permet plus aux pays de contrôler leur argent et a donc mis en danger les économies de centaines de millions de citoyens. Lorsqu’en Europe il y avait les monnaies nationales, même dans les années de forte inflation comme dans les années 80, le taux d’épargne était parmi les premiers au monde. La Bourse a été au plus haut en 2001. Depuis l’arrivée de l’euro, la Bourse représente encore plus un risque avec des indices de volatilités extrêmes. Les prix des maisons qui dans de nombreux pays périphériques avaient illusoirement augmenté dans les premières années de la monnaie unique, baissent maintenant de puis des années. Même les bons du trésor sont devenus moins sûrs et ceux qui ont essayé de les vendre lorsque le spread était à son maximum ont eu de mauvaises surprises. Même le compte courant n’est plus quelque chose de sûr car on est passé d’un système dans lequel la Banque Centrale garantissait l’épargne des citoyens à un autre système dans lequel les citoyens garantissent avec leurs propres économies la Banque Centrale. Cela en vaut-la peine ?

id-foundation (2016). Assez de l’euro ! Une question par jour pendant un mois. Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés. Bruxelles.

Lire aussi :
1. L’euro est-elle la cause principale de la crise ? Pour quelles raisons ?
2. Sans l’euro, deviendrions-nous tous riches ?
3. Si nous quittons l’euro, sortons-nous également de l’Europe (de Maastricht) ?
4. Récupérerons-nous notre ancienne monnaie ? encore la même valeur qu’en 2001 ?
5. Si nous convertissons la nouvelle monnaie à égalité avec l’euro, est-ce que cela changera quelque chose ?
6. Y-aura-t’il de l’inflation ? Devrons-nous faire nos courses avec des billets de banque qui ne valent rien ?
7. Mes économies seront-elles divisées par deux ? Est-ce que la dévaluation me fera devenir plus pauvre ?

#euro #europe #bce #franc #devaluation

Will my savings be halved? Will devaluation make me get poorer? Obviously not. We cannot give a single answer because everyone has invested their savings in a different way, however, just think of classic forms of savings such as: Home.Investments in titles and funds. Gold and valuables objects. The truth is, the euro is squandering the economies as the depression plummets values and prices as they are weighed down by the continued tax increases imposed by Europe and now with the new threat of the bailout. internal banking.

Gauche radicale et violences en Europe

Gauche radicale et violences en Europe

Conclusion

À l’aune du terrorisme islamiste, les violences de la gauche radicale se révèlent faibles et ne sont pas de nature à inquiéter l’opinion publique européenne. Pourtant, elles forment un faisceau persistant et multiforme dont l’évolution en nombre et en gravité est corrélée à la situation économique et sociale des pays. Comme l’idéologie islamiste, les nombreux courants de la gauche radicale portent et diffusent un discours en rupture totale avec les lois et les valeurs des démocraties libérales. Ce discours d’antagonisme, distinguant deux camps irréductibles, inconciliables, se traduit par une volonté clairement exprimée de détruire les États, les nations et leurs mécanismes institutionnels. Comme l’idéologie islamiste, ce discours n’aboutit pas nécessairement à des actes de violence, mais crée, ou appelle à créer, des sécessions territoriales de fait.

Les violences sont de l’ordre de la destruction de lieux symboliques dits “de pouvoir” et l’agression de représentants des forces de l’ordre, auxquels il est dénié tout caractère humain dès lors qu’ils incarnent la violence “illégitime” d’un État estimé “oppresseur”. La gauche radicale se constitue également en milices de fait pour attaquer les réunions de partis politiques parlementaires. Certains groupes constituent des fichiers de personnes pour leurs opinions et leurs engagements à droite ou à l’extrême-droite, ces fichages aboutissant parfois à des agressions physiques.

L’ensemble de ces actes délictueux ne reçoit pas, sauf exceptions, une réponse judiciaire forte. Il est vrai qu’ils bénéficient souvent d’une indulgence médiatique et politique, a contrario de ceux commis par l’extrême droite.

Les passages à l’acte s’avèrent numériquement modérés pour deux raisons essentielles. La première est la relative faiblesse des effectifs. La seconde tient à ce que la situation politique des pays européens reste, dans l’ensemble, encore stable. Si la “convergence des luttes” recherchée par la gauche radicale avec les populations issues de l’immigration ne semble pas pouvoir se réaliser, notamment en raison d’une opposition entre une vision du monde idéologique et une autre basée sur l’ethnie, le risque existe d’une addition des violences. En cas de grave crise des banlieues, les groupes de gauche radicale, en relais ou pas avec des éléments de banlieue, estimeront le moment propice pour leur propre passage à l’acte. En Allemagne, la montée du populisme aboutit à radicaliser la mouvance “antifa” dont le rapport à la violence est bien supérieur à celui de ses alter-ego français.

Au regard de ces éléments, il apparaît qu’il n’est pas possible de traiter la question de la gauche radicale du seul point de vue politique. Elle appelle des mesures de sécurité publique allant au-delà du simple suivi des services de renseignement. Il convient notamment de s’interroger sur le financement public ou para-public de ses associations ou de ses militants. De même, ses liens avec des partis parlementaires doivent être analysés afin de déterminer ce qui relève du hasard et des parcours individuels de ce qui tient à une éventuelle complémentarité d’action.

BAY, Nicolas (2019). Gauche radicale et violences en Europe. Rapport édité par la Fondation Identité et Démocratie.

Lire aussi :
1) Revue d’effectif de la gauche radicale française
2) Une violence répartie sur trois cibles principales
3) La violence de la gauche radicale
4) Violence et justifications de la gauche radicale
5) Violence une fascination constitutive du militantisme de gauche radicale
6) Mythes guerriers contemporains dans la Gauche radicale
7) La méthode Black bloc devient un mythe
8) Gilets jaunes, suspicion, récupération, révolution ?
9) La prison, lieu de violence, enjeu de pouvoir
10) Convergences radicales avec les quartiers populaires
11) La frontière comme lutte centrale
12) La ZAD, espace de résistance, lieu de violences
13) La ZAD et le combat pour la Justice Climatique
14) L’antispécisme, violence dans les assiettes
15) Conclusion
16) Repères

#violence #gaucheradicale #antifa #agression #ideologie

In the light of Islamist terrorism, the violence of the radical left is shown to be weak and not likely to worry European public opinion. However, they form a persistent and multifaceted bundle whose evolution in number and severity is correlated with the economic and social situation of countries. Like the Islamist ideology, the many currents of the radical left carry and disseminate a discourse that completely breaks with the laws and values of liberal democracies. This discourse of antagonism, distinguishing two irreducible, irreconcilable camps, results in a clearly expressed desire to destroy states, nations and their institutional mechanisms. Like Islamist ideology, this discourse does not necessarily result in acts of violence, but creates, or calls for, de facto territorial secessions.

Rencontre entre Européens

WhiteDate.net , Parce que la beauté compte !
« Nous sommes beaucoup plus grands que nous, nous faisons partie d’un tout. Nous sommes connectés à nos ancêtres et à nos descendants. Nous sommes aussi importants qu’un morceau d’une immense mosaïque. Chaque pièce compte. Pourtant, ce n’est que si vous prenez la distance nécessaire que vous aurez une vue d’ensemble ».
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#whitedate #whitelivesmatter #vietradi #blanchetoujours #france

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Le Droit global détruit les identités nationales

Conclusion

Le droit fruit de l’histoire, de la civilisation et des identités nationales reconstruira ce que le droit global à prétention universaliste s’est acharné à détruire.

Ceux qui rêvent, ou font la promotion active, ou travaillent à imposer un droit sorti des Nations, sorti de la citoyenneté et de la culture, doivent méditer la leçon du terrible XXè siècle et de Karl Polanyi; car ceux qui, pour des motifs financiers et géopolitiques manifestes, ont choisi de ruiner l’Allemagne, et surtout, de déconstruire tout l’ordre social et moral de la société allemande, ont la responsabilité de la dérive qui a suivi. Car un droit qui n’est plus enchâssé dans la société, car un droit qui veut instaurer la grande séparation entre les peuples et leur histoire, les peuples et leur identité, les peuples et les conditions de leur sûreté et de leur confiance, ne prépare que la guerre, la pire, celle de tous contre tous.

Ceux qui veulent détruire la Nation, c’est-à-dire réactiver les séparations antérieures, celles de l’origine, de la religion ou de l’idéologie, et qui emploient à cet effet toutes les ressources du droit universel, doivent mesurer aujourd’hui partout en Europe la responsabilité historique qu’ils prennent, et s’interroger sur les intérêts qu’ils servent. Car ce ne sont ni les leurs, ni ceux de leurs peuples.

Et pour finir…

Le pouvoir sur nous que le droit nous a enlevé, le droit peut-il nous le rendre?

Faut-il disparaître en tant que peuple, en tant que Nation, en tant qu’histoire et liberté, pour entrer dans la maison du droit, qui serait celle du monde d’après? Faut-il que la démocratie en finisse avec le peuple pour satisfaire l’idéal?

Le pouvoir des peuples européens sur eux-mêmes et des Nations pour elles-mêmes que le droit leur a enlevé, le droit national, le droit souverain, le droit des peuples libres de voter leurs lois et de changer leurs traités, le leur rendra. Le droit doit rentrer dans la Nation. Sinon, il ne sera que le moyen de la guerre entre les origines, les religions et les civilisations. L’Europe serait-elle le laboratoire où se cherche la formule politique de ce retour?

Nous en sommes à ce point de basculement où, partout dans le monde, se fait entendre le grondement des aspirations à la liberté, à l’indépendance, à la souveraineté nationales qu’un moment, les forces de la globalisation ont paru menacer. Et partout dans le monde, la forme de l’État Nation défait les Empires, conteste les engagements qui la lient et dément les idéologies qui annoncent sa fin. La reconquête par les peuples de leur souveraineté, sans laquelle il n’est pas de démocratie, est le préalable à tout. Et toute institution, toute organisation supranationale ou multilatérale n’ont d’autre fonction que d’assurer des relations apaisées, efficaces et mutuellement profitables aux États-nations, seuls détenteurs de la légitimité politique.
Et nous en sommes à ce point où le premier risque que courent les Nations européennes ne vient d’aucun ennemi qui se puisse nommer, parce qu’il procède du lâche consentement à l’abandon de soi, du relâchement de l’exigence de soi, et de la perte insidieuse de la dignité nationale – de ce que les Européens dans leurs Nations et leurs frontières se doivent à eux-mêmes.

La guerre du droit est engagée. Elle ne vise plus un affrontement général contre l’impérialisme du droit américain. Elle engage les États-Unis comme les autres Nations, contre celles du moins qui, comme les États-Unis, demeurent tout ce qu’est une Nation, contre les forces destructrices de la globalisation, et ce capitalisme saisi par le vertige de la destruction qui menace la survie collective d’un effondrement des systèmes vivants. La guerre du droit, comme expression de soi, comme garantie de soi, comme projection de soi, se livre aujourd’hui. Elle se livre contre le pillage, l’esclavage et l’invasion auxquels la corruption du droit et la corruption par le droit donnent une troublante et paradoxale actualité. Pour avoir voulu oublier l’histoire, et ce qu’il a fallu de morts et de sacrifices pour qu’elle soit libérée de l’Islam, du nazisme et du communisme, l’Europe serait-elle condamnée à la revivre? Les forces de l’unité interne, de la confiance collective et de la singularité nationale seront décisives, dans un combat dont nul ne sait l’issue.

Pour le gagner, de multiples actions sont envisageables. Elles seront de peu de portée si elles ne se fondent pas sur une exigence nationale retrouvée, sur une citoyenneté réaffirmée et, par-dessus toutes les conformités qui prétendent imposer l’obéissance, nier la réalité et vider les consciences, sur la passion d’être libres.

L’expression: « Le coup d’État de droit» est empruntée à Olivier Cayla, qui a intitulé
ainsi l’article qu’il a publié dans la revue Le Débat, n° 100, mai-août 1998.

Hervé Juvin (2017). Le coup d’État du droit. De l’extraterritorialité du droit américain à l’offensive globaliste. L’avènement d’un droit universel, menaces et réalités pour les Nations européennes. Un rapport pour la Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés (FENL). Paris.

Lire aussi :
1. Le coût d’État du droit, introduction
2. I – De quoi s’agit-il ?
3. II – Tentative de prise de pouvoir en cours
4. III – Les effets inédits d’un système de corruption
5. IV – Que faire ?
Conclusion

#droit #globalisation #universalisme #europe #democratie

The law that is the fruit of history, civilization and national identities will reconstruct what the global law with universalist claim has strived to destroy. Those who dream, or actively promote, or work to impose a right out of Nations, out of citizenship and culture, must ponder the lesson of the terrible twentieth century and Karl Polanyi; because those who, for obvious financial and geopolitical reasons, chose to ruin Germany, and above all, to deconstruct the entire social and moral order of German society, are responsible for the drift that followed.

Rivarol – Cathédrale de Nantes

Journal Rivarol – Cathédrale de Nantes (22 juillet 2020)
Une provocation de trop ! Comment et pourquoi une germanophobie rabbinique a détruit l’Europe depuis plus d’un siècle. Dernières nouvelles et folies de l’ethnomasochisme en Occident. Christianophobie : une solide tradition en république judéo-maçonnique.

#jeromebourbon #presse #rivarol #cathedrale #nantes

Rivarol newspaper, national and European opposition weekly

Inflation et retour au Franc

6. Y-aura-t’il de l’inflation ? Devrons-nous faire nos courses avec des billets de banque qui ne valent rien ?

Non absolument pas. L’inflation n’est pas synonyme de dévaluation. Dans aucun des récents cas de dévaluation dans des pays développés il y a ensuite eu une hyperinflation. Le yen japonais a par exemple fortement dévalué en 2012 vis-à-vis de l’euro et du dollar américain, mais aucune inflation n’a été constatée. Pas d’inflation constatée non plus en Angleterre ou en Suède lorsqu’ils dévaluèrent énormément en 2008 et même pas en Italie lorsqu’en 92 elle sortit du système Monétaire Européen avec une baisse soudaine de la valeur de la lire. L’inflation diminua même légèrement. L’euro s’est fortement déprécié ses dernières années par rapport au dollar et pourtant il n’y a pas eu de signe d’inflation. En tout cas, aucun pays producteur/transformateur, comme les pays européens, ne doit se préoccuper d’une dévaluation excessive. Si la nouvelle monnaie devait trop baisser ses produits, ces derniers deviendraient si avantageux qu’ils envahiraient les marchés. Ce seront ces concurrents qui « protégeront » la valeur de la nouvelle monnaie pour éviter de rendre l’industrie du pays qui est dévaluée trop compétitive. Rappelons-le, parce que la différence est fondamentale. L’inflation est une situation caractérisée par une hausse des prix mais, sauf cas particuliers comme pour les chocs pétroliers des années 70 ou les crises des pays en voie de développement, si les prix augmentent cela signifie que les gens disposent de l’argent nécessaire pour consommer. Et vice-versa, si les prix restent stables et les salaires baissent, comme c’est le cas aujourd’hui, pour un citoyen c’est comme si les prix augmentaient mais avec en plus une situation de chômage dramatique. La dévaluation mesure simplement la baisse du change de notre monnaie contre d’autres monnaies. Les deux phénomènes (inflation et dévaluation) ne se produisent jamais en même temps.

id-foundation (2016). Assez de l’euro ! Une question par jour pendant un mois. Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés. Bruxelles.

Lire aussi :
1. L’euro est-elle la cause principale de la crise ? Pour quelles raisons ?
2. Sans l’euro, deviendrions-nous tous riches ?
3. Si nous quittons l’euro, sortons-nous également de l’Europe (de Maastricht) ?
4. Récupérerons-nous notre ancienne monnaie ? encore la même valeur qu’en 2001 ?
5. Si nous convertissons la nouvelle monnaie à égalité avec l’euro, est-ce que cela changera quelque chose ?

#euro #europe #bce #franc #inflation

Will there be inflation? Should we do our shopping with worthless bank notes? Absolutely not. Inflation is not synonymous with devaluation. In none of the recent devaluation cases in developed countries has there been subsequent hyperinflation. The Japanese yen, for example, devalued strongly in 2012 against the euro and the US dollar, but no inflation was observed. No inflation noted either in England or Sweden

L’antispécisme, violence dans les assiettes

L’antispécisme, violence dans les assiettes

Le spécisme, concept à prétention philosophique forgé dans les années 70 du XXème siècle, est censé être à la fois une attitude et une idéologie prônant la supériorité de l’espèce humaine sur les espèces dites animales.

Basé sur la dialectique racisme/antiracisme, l’antispécisme vise donc à “libérer” le monde animal de “l’oppression” humaine. Cette “lutte” accompagne donc le développement du mouvement “végan”, c’est-à-dire de personnes ne mangeant rien qui soit issu de “l’exploitation animale”. Spécisme et antispécisme s’inscrivent parfaitement dans la grille de lecture de la gauche radicale. Ils forment une des “luttes” intellectuelles ou pratiques régulièrement mises en avant dans l’actualité de la mouvance. Ils alimentent également le travail “antifa” puisque comme l’écrit un militant anonyme sur Paris Luttes info en avril 2017 “les courants réactionnaires au sein de la lutte antispéciste sont à identifier et à combattre, car ils soutiennent activement ou font preuve de complaisance à l’égard de rapports de domination.” C’est d’ailleurs à ce titre que le militant d’extrême droite qui a tué Clément Méric en 2013 avait été identifié et dénoncé à l’occasion de sa participation à une manifestation de soutien à la cause animale. Depuis quelques années de nombreuses violences contre les boucheries, les restaurants spécialisés dans la viande, sont la cible d’attaques de militants antispécistes. Ceux-ci appartiennent-ils à la gauche radicale ? Sont-ils influencés par leurs discours ? La “signature”, très souvent “stop au spécisme”, témoigne d’un engagement idéologique, différent de celui des associations de défense animale ou dénonçant les conditions d’abattages. Une association comme 269 Libération Animale en pointe contre le “spécisme” appartient clairement à la gauche radicale. Elle
a été fondée en 2016 par un militant d’origine kurde et sa compagne française, tous deux naviguant dans la mouvance révolutionnaire et autonome. On y retrouve donc dans la forme (écriture inclusive, vocabulaire révolutionnaire guerrier) et le fond (“convergence des luttes”, référence explicite aux autonomes) tous les marqueurs de la mouvance. Dans un texte publié en février 2019, 269 Libération Animale fait l’apologie, dans le style propre au Comité invisible et la mouvance de Tarnac, de la violence en général, et au service de l’anti-spécisme en particulier : “L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage, mais comme un BRUIT. Il n’entend pas non plus les discours ou cris de celleux qui co-résistent aux côtés des opprimé.e.s. Rien de surprenant… C’est la définition même de l’oppression ! Aussi est-il vain de se poser comme VICTIME. Quand l’opprimé.e (et celleux censé.e.s les aider à se défendre) se rend compte de cela, il.elle sort les couteaux, les dents ou les griffes. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant. L’usage d’une VIOLENCE DÉFENSIVE (“pour autrui” dans le cadre de la lutte antispéciste) sous n’importe quelle forme est la seule façon de définir les personnes animales comme “opprimé.e.s”. C’EST LE PREMIER PAS HORS DU CERCLE DE L’OPPRESSION ET IL EST ABSOLUMENT NÉCESSAIRE ! Malheureusement les gestes défensifs des opprimé.e.s sont niés, invisibilisés et réprimés avec une telle sévérité que toute révolte semble impossible. Alors « ARMER » les opprimé.e.s avec nos corps, nos chaînes ou toute autre « arme par destination » qu’il s’agisse de pavés qui brisent, de pieds de biche qui ouvrent, de fourches et râteaux qui préparent les territoires pour accueillir, est un geste éminemment RÉVOLUTIONNAIRE.

Assumer la guerre qui est là, agir stratégiquement suppose de la comprendre, de saisir les rapports de force qui la configurent et les polarités qui la travaillent. Le véritable objectif pour les révolutionnaires est de FAIRE CROÎTRE LES PUISSANCES VIVANTES, de MÉNAGER LES DEVENIRS-RÉVOLUTIONNAIRES afin de parvenir enfin à une situation révolutionnaire et toute action directe défensive y contribue.” Bien évidemment, l’association soutient les militants arrêtés pour avoir vandalisé des boucheries. Elle le fait en des termes qui témoigne d’un lien direct entre les accusés et l’association. Ainsi, le 11 février 2019 : “Quatre militantEs, soupçonnéEs de dégradations et incendies sur commerces et restaurants spécistes, sont passéEs en comparution immédiate ce vendredi 8 février 2019, après avoir été arrêtéEs à leurs domiciles (portes fracturées par les forces de l’ordre et chatTEs présentEs sur place, laisséEs à l’abandon même si des proches ont pu s’occuper d’elleux) et gardéEs à vue jusqu’à 48h. Le procureur a préféré criminaliser les prévénuEs plutôt que d’écouter leurs revendications politiques et il a requis 10 ans de prison pour deux et un contrôle judiciaire pour deux autres. (…) Par conséquent, Lou et Alix sont en ce moment détenuEs à la prison de Sequedin, nous pouvons leur écrire notre soutien par courrier dès aujourd’hui, mais sachez que toutes les lettres seront lues par le système carcéral. Par mesures de sécurité, nous vous donnerons pas leurs noms et donc nous transmettrons les lettres que vous voulez écrire. “Libération Animale dispose d’un public qui ne provient sans doute pas majoritairement de la gauche radicale et que l’association entend bien sensibiliser aux autres “luttes” comme, par exemple, une conférence sur “les femmes dans les mouvements révolutionnaires” en février 2019 ou l’affichage régulier du slogan “Siamo tutti antispecisti ! Siamo tutti antifascisti !” Ce public est important et réactif. Près de 80 000 abonnés à la page après trois années d’activités. Une levée de fond sur internet afin d’acheter un lieu (appelé “sanctuaire antispéciste) pouvant accueillir des animaux “sauvés” des abattoirs (rebaptisés “réfugiés”), a dépassé les 40 000 euros début 2019 pour un montant attendu de 60 000. Pour autant, le groupe ne revendique que 150 militants actifs.

BAY, Nicolas (2019). Gauche radicale et violences en Europe. Rapport édité par la Fondation Identité et Démocratie.

Lire aussi :
1) Revue d’effectif de la gauche radicale française
2) Une violence répartie sur trois cibles principales
3) La violence de la gauche radicale
4) Violence et justifications de la gauche radicale
5) Violence une fascination constitutive du militantisme de gauche radicale
6) Mythes guerriers contemporains dans la Gauche radicale
7) La méthode Black bloc devient un mythe
8) Gilets jaunes, suspicion, récupération, révolution ?
9) La prison, lieu de violence, enjeu de pouvoir
10) Convergences radicales avec les quartiers populaires
11) La frontière comme lutte centrale
12) La ZAD, espace de résistance, lieu de violences
13) La ZAD et le combat pour la Justice Climatique
14) L’antispécisme, violence dans les assiettes

#antispecisme #vegan #violence #gaucheradicale #antifa

Antispecism, violence in the plates: Specism, a supposedly philosophical concept forged in the 70s of the 20th century, is supposed to be both an attitude and an ideology advocating the superiority of the human species over the so-called animal species. Based on the racism / anti-racism dialectic, anti-speciesism therefore aims to “liberate” the animal world from human “oppression”. This « struggle » therefore accompanies the development of the « vegan » movement, that is to say of people not eating anything that comes from « animal exploitation ». Specism and antispecism fit perfectly into the reading framework of the radical left.

Stop harcèlement dans l’Armée

Harcèlement sexuel. Dites-le ! « Il n’y a pas de place pour l’intimidation, la discrimination ou le harcèlement dans notre Armée« .

Bienvenue dans le monde parallèle Netflix où les Blanches ne sont pas civilisées.

Après les attaques contre l’homme Blanc, c’est au tour de la femme Blanche. Tous les moyens sont bons pour spolier les Européens et imposer l’immigration africaine.

ANTIRACISME = Génocide des Blancs.

#stopharcelement #discrimination #genocidedesblancs #armeerecrute #whitelivesmatter

Sexual harassment. There’s no place for bullying, discrimination or harassment in our Army. Welcome to the Netflix parallel world where the Whites women are not civilized. After the attacks against the White man, it’s the White woman’s turn. All means are good to despoil Europeans and impose African immigration.